Pour une Afrique plus ambitieuse et volontaire

11 décembre 2012

Crash du 26 Novembre 2012 à Brazzaville : La goutte de trop?

Accidents graves, crashs, erreurs de pilotage hallucinantes, problèmes techniques notoires, le ciel congolais est devenu une véritable source d'incendie et de larmes. 

Les causes de ces crashs aériens ne sont pas dues aux seuls facteurs météorologiques,  celui du 26 Novembre, sous un orage foudroyant ne serait pas à imputer à dame nature, attention,  il y a un véritable problème au Congo, à savoir le non respect de la réglementation aérienne, c'est l'une des premières causes; les aéroports dans les villes ou proches des zones à forte concentration urbaine (les aéroports de Pointe-Noire et de Brazzaville devaient être délocalisés), la formation insuffisante des équipages, incompétence de l'encadrement, pression sur les pilotes, économies réalisées sur la maintenance, la sous évaluation des risques météo : tous ces facteurs relèvent de choix opérationnels. Dans la majorité des cas, on se rend compte qu'ils auraient pu être évités. 

 crash_cargo_brazzaFace aux crashs d’avions qui deviennent récurrents ces derniers temps au Congo, je me permets de crier haro sur ces cercueils volants venant de l'ex URSS qui arpentent le ciel congolais, ma démarche ne s’inscrit  pas dans l’accusation de qui ce soit, et je ne me lance pas dans une diatribe populiste, mais je pense qu’il faut être responsable et solder enfin cette situation qui perdure et devient inquiétante. Le gouvernement congolais  a une responsabilité énorme  dans ces crashs, mon rôle n'est pas de jeter  l’anathème sur qui que ce soit, mais inciter le gouvernement à revoir ses politiques en matière de sécurité aéroportuaire, en matière de réglémentation aérienne, à uniformiser ses solutions, qui passent par une réforme de notre système aéroportuaire. Les crashs aériens  rappelant l’état transgressif de toute activité aéronautique, le gouvernement est dans l’obligation de définir les risques ainsi courus, afin de prévenir, d’anticiper et circonscrire tous les dangers potentiels.

Les véritables politiques gouvernementales en la matière ne se limitent pas à cette prudence en amont de l’accident ; elles doivent aussi faire face, en aval de la catastrophe, à ses conséquences, tant pour assumer la déchirure qu’elle représente, que pour comprendre l’enchaînement des causes qui l’ont rendue possible, afin de les endiguer à l’avenir.

Le drame du 26 novembre dernier à Brazzaville rappelle étrangement celui du 21 Mars 2011 à Pointe-Noire, ces situations on pouvait les éviter.  Face à une telle situation de catastrophe aérienne le  gouvernement congolais devait prendre des mesures urgentes, au-delà de la prévention des crashs aériens,  des procédures réelles d’assistance aux victimes du crash, la diligence de façon systématique d’une enquête pour comprendre les causes du crash, définir les différentes responsabilités(propriétaire de l’avion, ANAC, Ministère des transports, assureurs, pouvoirs publics…) et permettre ensuite la prise des mesures adéquates, pour que cela ne se reproduise plus.

De façon non officielle, nous avons appris que ce cargo venait d’Arménie, une compagnie arménienne qui l’aurait loué à la compagnie congolaise Aéro-services, les révélations sur la nature de cet avion sont accablantes, il semblerait que l’avion n’était plus assuré, que l’appareil  n’avait jamais passé de contrôle technique, condition requise à la souscription d’une assurance, des faits très graves qui mettent en lumière des mécanismes frauduleux d’obtention des permis d’exploitation aérienne au Congo. Maintenance, Assurance, audit, trois mots indissociables et combien importants. Ainsi donc le Ministère des transports et l’ANAC, devaient  communiquer sur les certifications et les assurances de tous les avions autorisés à décoller au Congo,  ce qui est fondamentale.

Pour cela, il faut prévenir les accidents, réformer complètements notre système aéroportuaire et notre réglementation aérienne, il faut les standardiser en tenant compte des normes internationales en la matière : ce qu’on appelle par politique de normalisation internationale. En cas d’accident, de mettre en place un plan d’urgence fiable (on a vu les limites lors du drame du 4 mars derniers), un plan de secours efficient, rapide et efficace, optimiser l’organisation, les procédures, instructions de travail et les ressources de façon à accroître la performance en matière de surêté, sécurité et qualité, exploiter un aéroport ...dans un environnement et un système s'intégrant aux règlements internationaux en vue de maîtriser la sûreté, accroître la sécurité, prévenir, maîtriser, traiter les risques. Former et qualifier ses personnels, être en conformité avec l’agrément international en la matière....

Je me disais que le gouvernement allait délocaliser l'aéroport de Pointe-Noire par exemple, en le déplacement hors de la ville, cet aéroport se situe dans une zone à forte concentration urbaine, comme celui de Brazzaville, c'est une poudrière qui sommeille, je n'imagine même pas une seconde le pire, parce que ça serait effroyable.

 Face à ce drame qui nous frappe tous, cette avec toute l'émotion que j’adresse mes condoléances aux familles des victimes, je demande au gouvernement congolais d’assumer  pleinement sa responsabilité, que les autres répondent de leurs responsabilités:  le transporteur, l’affréteur, l'ANAC, le Ministère des transports... (convention de Varsovie Chap 3. art 17), que les pouvoirs publics diligentent une enquête de responsabilités, une enquête technique, qu'ils déterminent la responsabilité pénale à tous les étapes, de la prise en charge des victimes au dédommagement (convention de Montréal du 28 mai 1999), à la prévention des crashs.

 

Ravel THOMBET

Cap sur le Changement

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09 février 2012

Pourquoi Hollande va gagner en Avril 2012?

En avril 2008 la France élira son futur président de la république, et depuis 10 mois déjà les médias se sont emballés, les sondages ont sonné la charge, mais surtout la crise économique mondiale, et le déficit public qui paralyse la France semblent signer la fin du règne de Nicolas Sarkozy, qui commence déjà à réfléchir sur sa vie après la politique. Et s’il y a un homme sur qui on ne pouvait pas parier il y a 1 an de cela, les déboires de DSK candidat putatif du PS ont fait émerger un candidat bien plus mesuré et crédible, c’est bien le Corrézien François Hollande qui se rapproche de l’Elysée, comme Obama le fit en Novembre 2008.

Hollande au départ a soigné son image, lui qu’on surnommait Mollande, est apparu résolument plus sérieux et pugnace, sa capacité à convaincre les électeurs n’est plus à démonter, très à l’aise dans le domaine économique et dans la rhétorique, Hollande maitrise mieux la langue de Molière que Sarkozy, il a la verve facile, et dégage forte confiance en soi.

Dans ce contexte de dumping social, Hollande battra sans coup férir Sarkozy, si les deux candidats se retrouvaient au second tour, et il semble le mieux affûté pour sortir la France de l’hécatombe, les chiffres sont troublants, plus de 1600 milliards d’euros de dette publique, près de 7O milliards de déficit du commerce extérieur. La principale préoccupation des français est économique et sociale : Taux de chômage près de 10% de la population active, ce fort taux de chômage est crispant, et contribue à l'augmentation du déséquilibre. Les dépenses sociales expliquent à elles seules la quasi-totalité de la progression des dépenses publiques. La Sécurité sociale affiche en 2011 un déficit de près de 30,5 milliards d’euros. La crise économique, les retraites, le pouvoir d'achat, l'insécurité, les allocations familiales…Etc.
La goutte d’eau de plus c’est la règle d’or, surtout le péché originel de son quinquennat le bouclier fiscal, à cela s’ajoute la fameuse augmentation de la TVA, plus d’impôts, plus de taxes, les français trinquent, ils sont à la peine. Des mesures d’austérité annoncées, à la suppression d’emplois, Hollande promet de créer 60 000 emplois dans l'Éducation nationale par exemple.
Mais ce qui est plus agaçant et crispant pour les français, c’est qu’en période de crise les dépenses de l’Elysée ont augmenté de façon vertigineuse, Nicolas Sarkozy passe 24H par semaine dans un avion, et les factures sont lourdes, on parle de près de 600.000 euros/semaine. En 2009, les dépenses de l'Elysée se sont élevées à quelques 114 millions d'euros, soit une hausse de 2,5 % par rapport à 2008, Sarkozy passe 25 % de son temps dans les avions, pendant que l’on demande à la population de serrer la ceinture, on dépense sans compter. En plus il ne s’est pas gêné d’augmenter son salaire de 172%, sans complexe…En fait tout ceci peut paraitre normal, mais en temps de crise, lorsqu’on impose des mesures d’austérité au peuple, il faut faire autant.

A cela s’ajoute Le risque d’insolvabilité de l’état français qui est grand, on peut y comprendre qu’il sera difficile pour ce gouvernement de réduire le déficit public, et la solvabilité de l’état est en danger à terme. Tenez vous bien, la dette Publique Française est évaluée pour la fin du premier trimestre 2011 à 1646,1 milliards d'euros, soit environ 84,5 % du PIB. Elle ne représentait que 663,5 milliards d'euros à la fin de 1995, ou 55,5 % du PIB et avait atteint 1211,6 milliards d'euros (64,2 % du PIB) à la fin de l'année 2007. La Gestion de la France est calamiteuse, catastrophique.

L’appartenance de la France à l’Union économique et monétaire européenne, depuis 1999, lie son destin économique à celui des autres nations européennes, et nécessite pour la garantie de la solidité de l’espace économique, le respect des critères définis par Maastricht, dont notamment un déficit public sous les 3 % du PIB et une dette publique inférieure à 60 % du PIB. Les chiffres sont troublants. L’heure est grave, il faut revenir sous la barre de 712,7 milliards de dette publique, soit 58,1% du PIB.
La question de la gestion et de l'avenir de la dette publique occupe aujourd'hui le débat public, c’est aussi la démarche de Sarkozy qui est pernicieuse pour l’économie française, on a l’impression qu’il n’a plus la maitrise de l’appareil de l’état, personnellement je pense qu’il sent qu’il a perdu, il est aux abois.

Des enquêtes réalisées ces dernières semaines montrent qu’une majorité des Français juge François Hollande plus convaincant que Nicolas Sarkozy surtout sur les questions économiques, les mesures proposées par Corrézien font collectivement davantage sens aux yeux des français. En plus de leur crédibilité globale par des institutions économiques, les instituts de sondage se sont intéressés à la confiance accordée par les Français à François Hollande et à Sarkozy dans des domaines économiques précis. L'avantage de François Hollande est net sur la question et sans bavure sur ces questions.
La perte de son AAA aura sans doute sonné la fin du règne de Sarkozy, qui reste sur deux cuisantes défaites, aux sénatoriales et aux cantonales.

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19 août 2011

Présidence Sarkozy, un échec de gouvernance

Sarkozy détourne l’opinion sur l’échec patent de sa politique économique, sociale et sécuritaire. Il est le spécialiste des déclarations musclées et trompeuses : la fameuse règle d’or par exemple pour snober l’opinion publique et mieux piéger la gauche. Incapable de contenir les affaires, il détourne l’attention des français sur les questions les plus essentielles, en pleine crise économique, les gens veulent du concret, pas des broutilles ou des bisbilles politiques, un échec patent de la rénovation en matière de gouvernance.

Un document de natixis paru en février 2011 montre que le risque d’insolvabilité de l’état français est grand, on peut y comprendre qu’il sera difficile pour ce gouvernement de réduire le déficit public, et la solvabilité de l’état est en danger à terme. Tenez vous bien, la dette Publique Française est évaluée pour la fin du premier trimestre 2011 à 1646,1 milliards d'euros, soit environ 84,5 % du PIB. Elle ne représentait que 663,5 milliards d'euros à la fin de 1995, ou 55,5 % du PIB et avait atteint 1211,6 milliards d'euros (64,2 % du PIB) à la fin de l'année 2007, mais sous les gouvernements de droites, on constate que ce sont eux qui ont creusé la dette publique. La Gestion de la France est calamiteuse, catastrophique.
L’appartenance de la France à l’Union économique et monétaire européenne, depuis 1999, lie son destin économique à celui des autres nations européennes, et nécessite pour la garantie de la solidité de l’espace économique, le respect des critères définis par Maastricht, dont notamment un déficit public sous les 3 % du PIB et une dette publique inférieure à 60 % du PIB. Les chiffres sont troublants.L’heure est grave, il faut revenir sous la barre de 712,7 milliards de dette publique, soit 58,1% du PIB.

La question de la gestion et de l'avenir de la dette publique occupe aujourd'hui le débat public. La croissance de l'endettement des principaux pays développés, à partir des années 1980, a conduit certains économistes à définir et évaluer la soutenabilité à long terme de la dette publique d'un pays, or la France apparaît, dans cette littérature, comme ayant une dette moyennement soutenable, mais la persistance de déficits publics élevés remet en cause cette soutenabilité, et met la France en Faillite.
Un super président qui, dépense sans compter, alors que la logique voudrait un plan d’austérité musclée pour atténuer les effets de la crise. Et cette impression d’absence de vergogne au sommet de l’Etat est sans doute l’un des plus gros ratages du quinquennat de Sarkozy. Ces affaires ne sont qu’un aspect d’un ratage plus gros encore, celui d’une nouvelle "gouvernance" qui pourtant avait été au cœur de la campagne de 2007, une campagne, il faut le rappeler, qui avait conduit à une participation électorale très forte. Souvenez-vous, on disait que la politique était de retour. Il faut revenir sur ce mot : "Rupture", venu de Sarkozy. C’était un mot à la mode en 2007, mais aujourd’hui 5 ans plus tard, le bilan est désastreux, la France est en faillite, l’état est irresponsable.
La liste de ces fameuses fausses réformes qui ternissent l’image de la France est exhaustive, je citerai par exemple les cadeaux fiscaux faits par l'UMP depuis 2002, la suppression de la fiscalisation des heures supplémentaires, la suppression de l’ISF, et le tristement bouclier fiscal qui ne sera, en fait, revu qu’en 2012, je n’oublie pas les niches fiscales.
Sarkozy sacrifie les français pour faire plaisir aux marchés, une erreur fatale. La dette publique française est un trou pour les caisses de l’état, comment faire pour la résorber ? Sarkozy n’a pas de réponse. La France est un bateau à la dérive, avec un capitaine aveugle et saoul, une dette publique qui dépasserait les 1500 milliards d’euros, et un déficit fiscal record de l’ordre de 10% du PIB, à cela se rajoute le déficit en accéléré des comptes de la Sécurité Sociale.

Le dérapage des finances publiques françaises pourrait être plus accusé en raison de la situation calamiteuse des comptes des collectivités locales, certaines ayant déjà recours à des emprunts très risqués pour assurer leurs seules charges de fonctionnement. A terme, l’Etat pourrait être amené à assumer les défaillances de certaines de celles-ci, aggravant par-là plus encore le déficit global de l’Etat.
Dans les mois à venir, le risque d’une augmentation des cours matières premières est plus qu’envisageable. Déjà, le cours du baril du pétrole reprend le chemin de la hausse et ce, malgré une demande en décroissance. Outre la spéculation, c’est aussi l’incertitude de la crise Libyenne, la situation inquiétante au Pakistan comme l’issue incertaine concernant le nucléaire iranien qui pourrait provoquer un nouvel emballement. Le prix du baril pourrait bondir aux alentours de 200 $, ce qui par ricochet affectera plus encore le pouvoir d’achat des français et in fine les recettes fiscales disponibles.
Désormais, l’inévitable dégradation de la notation de la France (rating) se profile avec pour risque l’hypothèse d’une sérieuse difficulté, même d’une impossibilité à placer un emprunt à taux fixe comme cela a été le cas, le 25 mars 2009, pour la Banque d’Angleterre.

Comme les disponibilités financières des pays émergents ne sont pas extensibles à l’infini, la capacité à emprunter à l’étranger rencontre des limites croissantes. Selon cette perspective, si la dégradation des comptes de l’Etat se poursuit, à échéance de deux ou trois ans, faute de couverture de financement, le risque d’une faillite des comptes de l’Etat est envisageable.
Devant l’augmentation des pays de la zone euro en incapacité de répondre à leurs engagements financiers comme à la restauration de leurs comptes publics (ce qui est le cas déjà pour l’Irlande et la Grèce), les grandes orientations de politique monétaire européenne s’en trouveraient bousculer avec pour probable conséquence l’exclusion temporaire de certains pays de l’espace monétaire. Le récent rapport du FMI sur la France, Mars 2011, met en doute sérieusement les prévisions de croissance du gouvernement et donc le potentiel « richesse » qui pourrait arriver en France pour faire reculer les inégalités, On constate que le chômage est de plus en plus fort. Les inégalités croissent. La Gestion de la France est calamiteuse, catastrophique. 2012 est une année cruciale pour les français, l'erreur n'est pas permise.

Ravel Thombet
Cap sur le Changement

 

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09 août 2011

51e année d’existence, l’heure du bilan pour le Congo Brazzaville?

A la veille du 51e anniversaire de l’indépendance du Congo, il m’est paru juste de m’épancher sur cette question capitale à l’échelle continentale. Le Congo est un pays de démesure au cœur de la luxuriante forêt équatoriale, au sol et au sous sol immensément riche, avec une faune et une flore incommensurablement diverses.

En 1960 quand le Congo Brazzaville accédait à l’indépendance et à la souveraineté internationale, comme quelques autres pays africains, et 50 ans après la désillusion, le visage de ce pays a complètement changé, pas de façon positive, mais très négativement. Son histoire émaillée de façon succincte de violences, de coups d’état, de querelles intestines et puériles, d’accords politiques qui se font et se défont au gré des humeurs de ses acteurs. Si on se permet de faire un bilan, le constat est amer, le Congo comme l’Afrique tendent toujours vers zéro, cet échelon de mesure de développement, mis en œuvre par le PNUD dans le but de faire remarquer le progrès socio-économique et le développement humain d’un pays.

A divers degrés les pays africains ont dans leur ensemble connu un développement qui fait qu’aujourd’hui ce continent ne ressemble plus tout à fait à celui qu’il était il y a 50 ans, mais à son sujet une idée semble ne pas avoir varié d’un iota : c’est que dans l’esprit des anciennes puissances coloniales, cette Afrique demeure encore une réserve de matières premières, qu’elles soient agricoles et ou forestières, ou proviennent des mines et surtout du pétrole. En conséquence, le faible niveau technologique et industriel peut continuer de profiter pleinement aux anciens colonisateurs ou aux multinationales sans qu’il n’y ait de retombées sur le niveau de vie des populations. Ce n’était pas leur souci du reste, considérant au regard de ce qui a été fait, qu’une aide palliative était largement suffisante pour contenter cette population tout en se donnant une bonne conscience, d’où la prolifération des ONG de toutes sortes sur le continent qui, ont parfois joué le rôle de service public, créant ainsi entre l’occident et l’Afrique un rapport d’assistance humanitaire plutôt que celui d’un véritable développement.

En 50 ans d’autonomie pour les pays africains l’on a l’impression que rien n’a bougé malgré quelques velléités de mise en œuvre des programmes de développement. En matière de développement économique et humain, le continent noir reste toujours à la traîne. En dehors des discours à n’en plus finir et des stratégies de toute sorte, l’Afrique n’arrive pas à produire suffisamment pour nourrir sa population. En 2011, des catastrophes humanitaires en cascade sont signalées à la corne de l’Afrique. C’est que la politique agricole reste toujours à l’état embryonnaire ou à la mal gestion des surfaces cultivables. Pourtant, des universitaires et autres chercheurs ne cessent de démontrer que notre contient est suffisamment riche pour nourrir ses enfants.
Sa jeunesse, son véritable levier de développement (70% de la population a moins de 40 ans), sa force de frappe continue sa quête de mieux être ailleurs en Europe, en Amérique ou en Asie. La fuite de ses diplômés qui participent pleinement au développement desdits continents, parce que chez eux, leurs dirigeants n’ont pas su, ou sont incapables de proposer des alternatives réelles en vue d’un développement économique et social fiable, ou de proposer une politique cohérente pour de meilleures conditions de vie et de travail.
L’Afrique est étranglée, parce que les ressources disponibles servent quelques privilégiés, du fait de la corruption et de la mauvaise gouvernance. Et pour illustrer ce mal être, une étude réalisée par l’Organisation internationale Global Financial Integrity (GIF), indique que plus de 854 milliards de dollars ont été transférés de manière frauduleuse et illicite entre 1980 et 2010. Quid de l’indice de développement humain ? Dans ce domaine aussi, notre continent semble refuser de s’arrimer au quai de la bonne gouvernance politique, économique et sociale. Les élections sont tout le temps contestées, les constitutions manipulées, les libertés individuelles collectives bafouées. Longtemps miné par les instabilités politiques, le Congo n’est pas épargné par l’hécatombe que connait le continent, bien que quelques progrès notables, mais de niveau très inférieurs sont à noter, la réalité sociale au Congo reste très difficile, avec un taux de chômage élevé touchant surtout les jeunes.

L’espoir peut renaître d’autant plus que l’Afrique présente un nouveau visage, l’éducation devient une priorité pour les nouvelles politiques de développement, le Congo Brazzaville l’a appliqué en 2005 par exemple. Les savoirs deviennent plus importants que les matières premières, les cas du Maroc et du Malawi par exemple. Si les pays Asiatiques ont mis en œuvre le secteur secondaire avec une bonne exploitation de la sidérurgie, le continent Africain considère que ce sont les têtes qui font le monde, et ne doivent pas seulement se focaliser sur le pétrole, cas du Congo, mais doivent se recentrer vers les NTIC (Maroc, Botswana…), développer de nouvelles plates formes de compétences. On pourra désormais parler d’industrie des intelligences, avec une éducation qui prend en compte les défis de la mondialisation.
Pour ma part, je suis opposé à cette forme d’angélisme qui consiste à attribuer nos déboires aux occidentaux seuls, je pense qu’il est temps que l’Afrique fasse un véritable bilan, l’impasse est totale, un bilan que nous voulons objectif, un bilan de son autogestion pendant plus de 50 ans, les réformes qui doivent être apportées dans tous les secteurs clés de nos économies, on ne peut pas mettre le non-développement du continent sur le seul dos des anciennes puissances coloniales, parce que les dirigeants africains ont une lourde part de responsabilité dans ce qui se passe sur le continent.
Face à ces réalités inquiétantes et traumatisantes qui sont celles d’aujourd’hui, le continent devrait comprendre qu’il ne s’agit plus seulement d’agir pour la gestion des intérêts communs afin d’assurer son développement socio-économique, il a aussi le devoir de se donner les moyens pour contribuer à garantir les équilibres du monde autant que peut se faire. Le brésil, l’Inde et la Chine (ces pays qui m’inspirent) qui dans les années 1960 encore étaient dans une situation semblable à la nôtre, s’y sont déjà mis au point de changer de statut en devenant les pays émergents. Fort heureusement, l’Afrique dispose encore d’un énorme potentiel. Mais au terme de plus de 50 ans d’indépendance, reste toujours et encore à trouver des leaders politiques compétents et capables de la hisser à la hauteur des circonstances actuelles du monde qui n’acceptent que des états compétitifs, parce que l’échec n’est pas permis.

A l’heure de fêter son 51e anniversaire à Ewo, les politiques congolais doivent entamer de véritables réformes socio-économiques pour apporter le confort au quotidien à leur population, d’autant plus que socialement la réalité est pénible, le sourire a longtemps quitté le regard des congolais.

RAVEL THOMBET
Cap sur le Changement
Jovar93@yahoo.fr


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27 janvier 2011

L'Afrique tient-elle enfin sa vraie révolution? Quid du changement?

Le continent réinvente la révolution de 1789, mieux encore elle pourrait faire mieux! Ce n'est plus une contagion ou un coup de vent, c'est une traînée de feu qui saisit les esprits à travers l'Afrique. La Tunisie a chassé son tyran, et l'envie de faire de même se répand... et pas seulement dans les pays arabes. Il n'est pas tout à fait certain que la "révolution du jasmin" soit bel et bien une révolution. Il est incontestable, en revanche, qu'elle a eu lieu en terre d'Afrique.
Inspirée de la révolution tunisienne qui a chassé le président ben Ali le 14 janvier après 23 ans de pouvoir, la révolte populaire en cours en Égypte contre le régime du "raïs" de 82 ans est dépourvue de toute "tête" politique. Mais ElBaradeï se pose en recours. Tout devient donc possible sur le continent? les dictatures mêmes les plus froides et virulentes sont bravées par le peuple

Comme en Tunisie, le peuple égyptien dans son ensemble dénonce la pauvreté, le chômage, la corruption et la répression et se sert d'internet pour déjouer les efforts de la police. Soixante pour cent des 80 millions d'Égyptiens et 90% des chômeurs ont moins de 30 ans. 40% de la population gagne moins de 2 dollars par jour et un tiers est illettrée. Je Juge que des réformes sont nécessaires en Afrique comme dans le monde arabe afin de répondre aux demandes des populations en faveur de meilleures conditions de vie. Le peuple a faim, il veut aussi du lait et du miel.

Ben Ali appartenait à cette catégorie de chef d'Etats représentée aussi bien au nord qu'au sud du Sahara, et aussi ailleurs dans le monde, régnant sur des systèmes pourris jusqu'à l'os, défendus par une combinaison d'autoritarisme et de bons chiffres macroéconomiques. Comme si un taux de croissance (environ 4 % en 2010) à faire pâlir d'envie l'Europe avait la possibilité de nourrir les affamés et d'étancher leur immense soif de liberté, cette denrée non négociable qui ne change pas de valeur selon les régions ou les coutumes locales. Les pays ne sont pas seulement peuplés d'estomacs, même vides. Dans la petite planète globalisée, il serait temps de s'en rendre compte, avant que la rue ne se charge de mettre les choses au clair.

"Pain, liberté, dignité", clament les slogans de Tunis, manière de rappeler que, dans un contexte où les prix s'envolent, être pauvre devient, encore un peu plus, une douleur. La douleur, on le sait, n'a pas de fond. On ignore en revanche à quel moment elle devient intolérable. En Égypte, où, depuis la fin 2010, le prix du pain augmente de 10 % par mois, et où l'écrasante majorité de la population peine à se nourrir, on a peut-être atteint ce seuil.

Allongeant le pas à son tour pour aller à grandes enjambées vers les émeutes salutaires, la jeunesse égyptienne brandit des pancartes calquées sur celles de Tunis pour tenter d'obtenir, elle aussi, le départ d'un chef de l'Etat détesté : "Moubarak, dégage !" Dans d'autres pays, comme au Soudan, on rêve aussi de voir un régime corrompu, paralysé, finir par prendre l'avion pour fuir la colère de sa propre rue.

Le continent éclate de jeunesse, une jeunesse désaliénée et décomplexée dans son ensemble, il n'en peut plus d'être mené par des dirigeants qui se disputent les records de longévité au pouvoir, avant de songer à passer la main à un de leurs enfants. Combien de temps les vieillards tiendront-ils la maison Afrique ? Se souvient-on qu'en mai 1968 l'exaspération d'étudiants du Quartier latin, à Paris, étouffant dans la France gaulliste, avait déclenché une onde de choc mondiale ?

"A la fin tu es las de ce monde ancien", écrivait Guillaume Apollinaire (Zone) en 1913. De cette lassitude extrême, il y a déjà eu deux précédents au Soudan, en 1964 et en 1985, lorsque le pouvoir fut renversé par des mouvements insurrectionnels. Des régimes à bout de souffle, une corruption vertigineuse, une nomenklatura qui s'approprie les ressources et les leviers de l'état, tandis que les prix montent en même temps que la colère. Voilà qui doit rappeler quelque chose à d'autres peuples du continent.

Se souvient-on que, en septembre 2010, des émeutes graves ont éclaté au Mozambique, pays prisé des touristes en raison de ses plages et prisé des bailleurs de fonds en raison de l'orthodoxie budgétaire de ses dirigeants ? Le Mozambique aligne des chiffres de croissance plus impressionnants encore que ceux de la Tunisie (plus de 6 % en 2010), et les bailleurs de fonds, apparemment, avaient choisi d'ignorer les dérives d'un pouvoir qui tient convenablement ses livres de comptes mais flirte avec des narcotrafiquants, entre autres turpitudes. C'est finalement l'inflation qui a jeté la population dans les rues de Maputo, en attendant des répétitions ailleurs.

La vie chère est le fruit de l'envolée des cours des denrées sur les marchés mondiaux, à commencer par celui des céréales, dont la flambée pourrait être comparable à celle de 2008, l'année des "émeutes de la faim" en Afrique. Ces émeutes ne parlaient pas que de panier de la ménagère, mais de tout un monde devenu insupportable. Faim de pain, faim de liberté, faim de dignité mélangées. Tous tunisiens ?

En Afrique, où se perpétuent des présidents maîtrisant l'art de transformer les élections en crampons neufs pour se visser un peu plus au pouvoir, il y a de quoi méditer. C'est sur cette base que, à la suite de l'élection en Côte-d'Ivoire et du drame noué autour de son résultat, des mouvements naissent à travers le continent. Ici, un groupe de jeunes responsables, essentiellement du secteur économique, originaires de plus de 20 pays d'Afrique, ont lancé un appel sur Facebook : "Nous sommes tous ivoiriens", pour réclamer que la victoire d'Alassane Ouattara, certifiée par les Nations unies, soit aussi reconnue dans son propre pays.

La révolution des pyramides risque d'emporter un des régimes les plus brutaux du continent, une des oligarchies les plus puissantes du monde moderne. Les revendications du peuple égyptiens sont légitimes et fondamentales. Le raïs à 82 ans, qu'il entende raison et qu'il parte avant de se faire chasser brutalement et de finir un jour devant la justice de son pays.
J'encense le peuple Égyptiens, comme avec les Tunisiens, nous les soutenons tous, et ce message je l'adresse aussi à l'endroit du peuple Ivoirien, et de tous les Africains en général. Les africains sont en train de surmonter la culture de la peur, et une fois qu'elle est surmontée, il n'y a pas de retour en arrière. Je crois absolument que nous allons voir de grands changements arriver. ce n'est pas encore fini... et tout ne fait que commencer.

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28 septembre 2010

50 ans de précarité suffisent, je prône Pour une Afrique plus forte, ambitieuse et plus compétitive...


On ne peut évoluer tout en continuant à regarder en arrière, et en étant otage du passé, les pays qui jadis avaient compris que seul le progrès compte, ceux d’Asie et du moyen-Orient nous apprennent aujourd’hui qu’il faut regarder devant pour penser mener à bien les grands chantiers de développement dans un pays. Au lieu de se bercer dans le prisme de la politique pour ne rien dire et rien faire, tout en étant otage des clivages, appropriant nous par exemple du miracle chinois, le mérite de ce pays très conservateur est d’avoir sorti de la misère en 40 ans près de 600 millions de personnes. Vous-y croyez vous ?

 Une Afrique compétente, décomplexée, plurielle, pragmatique, ingénieuse, qualifiée et créative, c’est en cette Afrique que je crois, et c’est notre Afrique, cette Afrique qui échoit à la nouvelle génération qui, a de l’audace, de l’envie, de l’allant et qui se démarque de la vieille école complexée, Cette vieille école qui en 50 ans n’a pas pu ou su changer le visage du continent, le plongeant quasiment tout le temps dans la précarité. Quel est le bilan de ces cinquante années d’indépendance ? La réponse réside dans notre quotidien précaire et l’environnement difficile de nos sociétés. 50 ans de troubles, d’instabilités chroniques, de misère et de pauvreté, c’est cela le visage  triste qu'offre  l’Afrique subsaharienne.

 

Nous bâtirons la nouvelle Afrique, cette Afrique plurielle et audacieuse, cette Afrique tournée vers le modernisme et le développement durable (cap sur le changement).Cette nouvelle génération, composée d’élites, s’appuie sur une ressource importante l’homme et ses compétences : les ressources humaines deviendront une clé importante du développement du continent, l’atout majeur sera aussi l’initiative privée, il faut stimuler ce secteur pour enfin prendre le pouvoir sur l’investissement public qui, a longtemps été l’épine dorsale des économies africaines. Il nous faut des structures libérales réelles pour faire avaler aux africains, surtout l’Afrique noire que, l’entreprise ou les investissements privés sont les réels plate formes d’un développement économique et sociale fiable, il nous faut créer un cadre infaillible pour le développement des affaires sur le continent, appuyer l’initiative privée et la développée de façon intelligente et constante. Les contraintes de l'économie moderne: crise économique, gains, déflation, inflation, concurrence féroce, mondialisation, économie de marché, libéralisation, délocalisation, ralentissement économique, récession, chômage, dépression, crise de change, surproduction, ...etc. Nous condamnent à être plus compétents, performants, compétitifs et plus exigeants avec nous-mêmes. Les africains doivent savoir que le succès est l’enfant de l’audace, mais ces changements souhaités ne peuvent se faire avec la vieille école, dépassée et incapable de se muer, cette génération stéréotypée a pris de l’eau, dans ce monde en mutation accélérée qui est le nôtre, on n’est pas ce que l’on est, on est ce que l’on veut, et on le devient à force de travailler. La vieille école démissionnaire a longtemps été l’épine sous le pied du continent, incapable de se réinventer, impuissante face aux grandes mutations que connaît le monde; elle s’est enlisée et s’est enrouée aux abysses de la défaite. Une vieille école incapable de proposer des alternatives cohérentes face aux défis réels du continent, elle a montré ses limites.

L’Afrique a donc plus que jamais besoin d’un nouveau paradigme pour son développement économique et social, et ainsi éviter le chaos que lui promettait la vieille école. Il nous faut créer une plate forme crédible de développement, une synergie de compétences nouvelles orientée vers le changement, de nouvelles technologies de l’information et de  la communication encrées dans nos mœurs, des compétences  à la pointe de la technologie tournées vers un marché complètement nouveau et très évolutif. Le développement de l’Afrique reste fortement tributaire du dynamisme du secteur privé, et ça nous le pouvons, nous devons au risque de disparaître, inspirons nous du miracle asiatique ou de la réussite insolente des pays arabes.Faisant aussi de nos villes de nouvelles Dubaï, Tunis, Marrakech, Shanghaï, Mumbaï, Doha, Mascate...

Dans le combat qui est le notre, dans cette Afrique nouvelle, nous voulons susciter l’excellence, l’émulation, la méritocratie, favoriser la créativité, l’innovation, la recherche, la bonne gouvernance, le développement durable, par ailleurs facteurs différenciateurs par la pratique des bonnes méthodes de management, Cela passera aussi par une prise de conscience véritable des grands défis de l’heure, Il est temps de repenser notre façon de vivre et de travailler.

Dès cet instant une exhortation est faite à l’endroit des nouvelles élites africaines, à savoir prendre des habitudes de bonne gouvernance à l’instar des asiatique qui en ont compris l’intérêt.  

Aux gouvernants congolais, je leur dirai que le « chemin d’avenir » (vaste projet de société du président Sassou),  utilisé à bon escient peut s’avérer être un socle réel pour un développement durable du pays, il est de leur devoir de mettre en application ce projet qui peut si on le veut, et on le souhaite, avec une indéniable volonté politique, faire avancer ce beau pays. Aux politiciens ivoiriens, je veux leur dire qu’ils ont une occasion de sauver ce pays qui a un fort potentiel économique, en acceptant le verdict des urnes. Aux Guinéens, qu’ils ont là la possibilité de relever ce beau et riche pays qui n’a pas eu de grands leaders depuis Samory Touré ! Tous Ces changements libèreront le potentiel de l’Afrique. Voilà pourquoi j’y crois, étant fils du continent et de sa diaspora.

Longue est la marche vers la transparence et la bonne gouvernance totale pour les africains, à la veille de la commémoration du cinquantenaire de notre indépendance, ne doit-on pas dire qu’une longue marche commence par un pas ?

Pour une économie plus forte, plus performante, le choix de la transparence reste un axe stratégique majeur, réveillons-nous élites du continent et reprenons la place qui est la notre, pour arrimer notre continent au quai du développement durable. L’avenir de l’Afrique dépend des africains, dixit Barack Obama.

 

 

             RAVEL THOMBET

MANAGER D'OPERATIONS COMMERCIALES BPO

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 septembre 2010

A propos de la débâcle annoncée de l'équipe de France.....

La vérité, oh que j'aime cette phrase, c'est que l'incompétence de Raymond ne saurait être réfutée, mais la bêtise, pour ne point dire l'irresponsabilité,  qui s'emparait des leaders de la FFF au lendemain de la débâcle des bleus en 2008 à l'Euro, me semble être le point de départ de cet engrenage annoncé qui, couvait déjà sous le bus avant Knysna, c'est ce qui m'a le plus décontenancé. J'aurais aimé voir tout le monde être débarqué, le staff dirigeant de la fédération française, mais en bons acteurs, ils se sont mués en victimes. Pourtant j'aurais aimé voir Escalettes et les autres exclus de la fédération.Mais à quoi bon? Quand Sarkozy s'en mêle, la caque sentait déjà le roussi, un poisson pourri peut-il remplacer un autre? Sarkozy a accouru comme à sa vieille habitude, grandiloquence ne rime pas avec efficacité, mais le héros de Mars 2007 avait semble t-il oublié que lorsque la barque sombrait en 2008, il aurait fallu qu'il convoque la fédé pour des explications, pour une mise au point, mais à l'époque on se bornait à interpréter les faits comme une erreur de parcours, oublions que la messe était déjà dite, jusqu'à cette main, salvatrice? divine? maudite? de Thierry Henry, avant que les questions raciales, religieuses et ethniques ne fusent et fassent leur entrée dans le débat sportif, La FRance avait déjà pris le dernier train pour l'enfer.Mais la vraie question devait être celle de la compétence, et de déterminer les responsabilités au haut niveau, et non s'attaquer aux origines des joueurs, comme si une débâcle n'avait de sens que lorsque un député connu parlait de couleur et de religion sur l'équipe de France. Il est temps que la France se réssaisisse, car à chaque fois, on trouve toujours les coupables, les roms maintenant, quand on ne peut résorber la misère et les déboîres de ses concitoyens, on vilipende les étrangers, faisant d'eux des boucs émissaires. Il faut miser sur le résultat, une bonne organisation, sinon Laurent Blanc risque de se transformer en tête de turc pour l'opinion publique nationale.

A bon entendeur, salut.

RAVEL THOMBET

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Lettre à Raymond Domenech, Par Fridolin Delmach MAKOSSO

                                               Cher Monsieur Domenech

             - Permettez-moi avant de commencer, de vous tutoyer car le tutoiement est le meilleur moyen de ne pas mettre des limites dans une conversation . -                                                                                                                 Je  voudrais te dire qu'il n'existe pas de postes, de fonctions, fussent-ils les plus pervers, qui n'aient strictement été soumis aux critiques. Aujourd'hui voilà que le triste vieux monde du football s'acharne contre toi, en foulant aux pieds ton honneur, sous prétexte ; et à cause de toi le rêve des footeux s'est envolé en cette coupe du monde. D 'ici comme ailleurs, l'on ne cesse de te tirer le tapis comme si le seul fautif, c'est toi. La bien pensante presse s'enflamme à l'idée que tout est à jeter dans l'héritage de tes prédécesseurs et , depuis ton accession au poste de sélectionneur de l'équipe de France de football, aucune victoire digne, aucun trophée ne peut être mis à ton actif. Tout n'est que ruines fumantes dans ton bilan.

    Mais allons plus loin, mon cher Domenech : Quoi que feigne de dire tes détracteurs, j'apprécie enormément tes qualités d'homme ; ce qui n'est pas mal déjà. Mais l'envie de t'écrire cette lettre ouverte résulte du fait que tu passes aux yeux d'une grande partie de l'opinion pour un tyranneau narcissique et caractériel. J'en conviens bien !                                         D'aucuns diraient même plus : A tort ou à raison, tu n'as pas le sens de la fonction que t'as exercé - puisque ton mandat s'achève là, ce jour de ton dernier match avec l'Afrique du sud. En sus, t'as un côté galopin qui fait philosophe, illuminé mais qui ne rend vraiment pas compte de l'importance de la chose. D'autres par ailleurs soulignent d'un phénomène bien plus profond , qui est l'insuffisance de la communication et du management. Ce sont des démarches très importantes que t'as botté en l'air , préférant les mettre sur le banc des réserves. Cette façon de lire le foot et d'entraîner les joueurs ne relève que de toi, Domenech. Comme s'empresse de dire si bien Franck Poaty, mon ami " Domenech ne fait que de Domenech ".

    Cher Domenech, le point d'orgue de ton divorce avec les français remonte le 07 juin 2008, alors que la France s'est fait éliminée par l'Italie ( 2-0 ) pendant les championnats d'Europe, toi, tu oses devant des millions de téléspectateurs demander la main de ta campagne . Cet acte, nous l'avons trouvé incongru, incohérent, mal venu. Et pour autant dans ces moments là le seul  objectif qui valait était  de réconcilier le monde du football avec l'Equipe de France. Encore une occasion de dire que ta communication n'était pas bonne. Patrick Besson, Chroniqueur Du Point ( n°1970/du 17 juin 2010 )  parlant de toi a écrit " Domenech est le protagoniste parfait pour la folie du commentaire fooballistique qui s'est emparée de nos médias. A chacune de ses prestations devant la presse surexcitée, il sait se montrer allusif, intrigant, mystique, provocateur, sarcastique, sombre, lent, énigmatique. Il n'emploie pas beaucoup de mots, mais c'est avec circonspection. Il sait allonger les hésitations, multiplier les interrogations. "

        Cher Domenech, je ne te hais point.

  Pour terminer cette lettre, je voudrais partager avec toi cette chanson écrite par Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II , devenue l'hymne et la  devise du club anglais  de Liverpool " you'll never walk alone " c'est-à-dire, Tu ne marcheras jamais seul !

           "     Quand tu marches sous une tempête,
                 Garde la tête haute,
                Et n'aie pas peur de l'obscurité ;
                A la fin de l'orage il y a un ciel doré
                 Et le doux chant argenté d'une alouette.
Marche contre le vent,
Marche contre la pluie,
Bien que tes rêves soient maltraités et soufflés.
                          Continue de marcher, avec l'espoir dans ton cœur,
                           Et tu ne marcheras jamais seul,
                           Tu ne marcheras plus jamais seul.
Marche, marche avec l'espoir dans ton cœur,
Et tu ne marcheras jamais seul,
Tu ne marcheras plus jamais seul. "

               Fridolin Delmach MAKOSSO

Ma réponse.

cher ami, je n'ai point hésité quand cette étrange envie de partager ton texte aux autres s'emparait de moi, il m'a paru utile soudainement de le publier sur mon blog.

la vérité, oh que j'aime cette phrase, c'est que l'incompétence de Raymond ne saurait être réfutée, mais la bêtise, pour ne point dire l'irresponsabilité,  qui s'emparait des leaders de la FFF au lendemain de la débâcle des bleus en 2008 à l'Euro, me semble être le point de départ de cet engrenage annoncé qui, couvait déjà sous le bus avant Knysna, c'est ce qui m'a le plus décontenancé. J'aurais aimé voir tout le monde être débarqué, le staff dirigeant de la fédération française, mais en bons acteurs, ils se sont mués en victimes. Pourtant j'aurais aimé voir Escalettes et les autres exclus de la fédération.Mais à quoi bon? Quand Sarkozy s'en mêle, la caque sentait déjà le roussi, un poisson pourri peut-il remplacer un autre? Sarkozy a accouru comme à sa vieille habitude, grandiloquence ne rime pas avec efficacité, mais le héros de Mars 2007 avait semble t-il oublié que lorsque la barque sombrait en 2008, il aurait fallu qu'il convoque la fédé pour des explications, pour une mise au point, mais à l'époque on se bornait à interpréter les faits comme une erreur de parcours, oublions que la messe était déjà dite, jusqu'à cette main, salvatrice? divine? maudite? de Thierry Henry, avant que les questions raciales, religieuses et ethniques ne fusent et fassent leur entrée dans le débat sportif, La FRance avait déjà pris le dernier train pour l'enfer.Mais la vraie question devait être celle de la compétence, et de déterminer les responsabilités au haut niveau, et non s'attaquer aux origines des joueurs, comme si une débâcle n'avait de sens que lorsque un député connu parlait de couleur et de religion sur l'équipe de France. Il est temps que la France se réssaisisse, car à chaque fois, on trouve toujours les coupables, les roms maintenant, quand on ne peut résorber la misère et les déboîres de ses concitoyens, on vilipende les étrangers, faisant d'eux des boucs émissaires. Il faut miser sur le résultat, une bonne organisation, sinon Laurent Blanc risque de se transformer en tête de turc pour l'opinion publique nationale.

A bon entendeur, salut.

RAVEL THOMBET

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27 mai 2010

Edward Kennedy, la fin d’un rêve, la naissance d’un mythe !

Cette famille fera toujours rêver l’Amérique, des frères aux destins croisés et particuliers, devenus des mythes, logés au panthéon de la gloire. Eux qui ne voulaient que changer le monde, et vivre dans une société sans ségrégation, et où tous les hommes seraient égaux. IL était le dernier des frères Kennedy, l’enfant le plus turbulent du clan, normalement Ted Kennedy n’aurait jamais dû avoir un destin national. Seule la mort de ses aînés le précipite dans la course au graal suprême, mais un fait divers tragique le contraint à y renoncer peu après. Uncle Ted, puissant sénateur du Massachusetts, sera un parlementaire hors pair, totalement dédié à la défense des plus faibles. Ce sera également un formidable soutien de famille pour les enfants de ses frères défunts, Joe Jr, Bob et John. Puissant allié de Barack Obama, il n’aura malheureusement pas eu le temps de voir aboutir l’œuvre de sa vie, la loi sur l’assurance santé pour tous. Le Mardi 25 août 2009, à l’age de 77 ans, le lion du capitole succombait à une tumeur contre laquelle il s’était battu durant un an. Pourquoi ce puissant désir de m’épancher sur le parcours de cet homme atypique, hors pair et pas comme les autres ? Cet homme qui, a révolutionné les mœurs en Amérique, mais aussi dans le monde, c’est cette quête incessante d’immortaliser des légendes dans la mémoire collective. Parce que des hommes comme les Kennedy, Mandela, Steve Biko, Abraham Lincoln ou encore Jean Paul II,… resteront des mythes. Des neuf enfants de la fratrie, il est le petit dernier, comme ses aînés, il a grandi en s’entendant dire qu’un Kennedy se devait d’être le premier, toujours. Mais il est, lui le quatrième des garçons. Il a poussé dans la triple ombre de Joe Jr, tué pendant la seconde guerre mondiale en 1944, de Robert ou Bob assassiné en 1968 et de John le président tué en 1963. Difficile de se hisser à leur hauteur. Ted entre, comme il se doit à Harvard, mais se fait renvoyer pour avoir triché à un examen. Réintégré après deux années à l’armée, il en sort diplômé en histoire et sciences politiques, et se met très vite au service de John, mais s’il admire ses deux grands frères, leur brio et leur intelligence tactique, eux lui envient sa fantastique énergie vitale et son sens du contact. A eux trois, ce triptyque légendaire, ces mousquetaires de l’Amérique veulent faire des grandes choses. Le destin s’échinera à contrecarrer leurs plans, mais ses coups répétés n’empêcheront pas les frères Kennedy d’engager des changements fondamentaux pour leur pays. « Je suis entré en politique, disait John, parce que Joe est mort, s’il m’arrive quelque chose, Bob prendra ma place. S’il lui arrive quelque chose, Ted reprendra le flambeau. » C’était une manière d’expliquer que les Kennedy s’estimaient collectivement investis du devoir de diriger leur pays pour le transformer. C’est devenu une terrible prophétie. JFK assassiné, Bobby devient le chef de famille autant que l’héritier politique de son frère. Ted gagne en poids politique en devenant le champion des droits civiques. Quand Bobby tombe à son tour, le benjamin devient, à 36 ans, le patriarche. Un temps dira t-il, la peur d’être à son tour la victime des tueurs l’a tenaillé. Son désir d’agir, sa soif d’idéalisme et l’honneur de son nom ont fini par la vaincre. Pour les 32 petits-enfants et 62 arrière-petits-enfants de Rose et Joe Kennedy, Uncle Ted est plus que jamais le ciment indispensable, une figure paternelle. Il est le seul des frères Kennedy à avoir vraiment élevé ses enfants. Après les attentats du 11 septembre, le sénateur du Massachusetts téléphonera personnellement à 125 familles des victimes des terroristes. Le combat que Ted Kennedy a mené au cours de sa vie ne fut pas celui en faveur de la richesse, du pouvoir ou des relations. Son combat fut d’être une voix pour ceux qui n’étaient pas entendus. Dans son éloge au défunt, le premier président noir des états unis, Barack Obama a insisté sur l’engament historique d’Edward Kennedy, un ardent défenseur des droits civiques « the civil right act », l’ensemble de lois qui mirent fin à la discrimination en 1964. Le lion du sénat a été d’un apport décisif à l’élection du sénateur Obama, en l’adoubant pendant la course des primaires, il en fait le premier président noir des USA. Après avoir passé 45 ans au sénat, et fait voter plus de 15 000 projets et textes de lois, le vieux lion a rejoint au cimetière d’Arlington ses frères assassinés, et mis un point final à la saga de la famille royale de l’Amérique. Aux générations futures de se souvenir de cet homme qui a lutté corps et âme pour redonner de la dignité aux autres, en dépit des vicissitudes de la vie, des difficultés et des drames qu’il a vécus. Ted Kennedy a réalisé le rêve des Kennedy, une société égalitaire, plus humaine et respectueuse des autres cultures, le mérité de cette noble famille est d’avoir changé le visage de l’Amérique et d’avoir fait élire un black à la maison blanche. Sacré Ted, repose en paix, c’est en ces quelques lignes que je me permets de te rendre un vibrant hommage. Nous, nous nous souviendrons des Kennedy, comme des héros et des mythes des temps modernes. Et c’est cette force incroyable qui nous anime pour orienter l’Afrique sur la voie du changement, du progrès social et du développement durable! Ravel Thombet Cap sur le changement. Rédacteur en chef du blog et du site http://nouvelleafrique.com Manager Commercial BPO Placements Tel : 00242 624 23 18 Courriel : thomrav79@yahoo.fr

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17 avril 2010

Les bonnes facettes pour doper vos ventes, et vendre encore et encore...

Les objectifs fixés aux équipes commerciales sont souvent figés et peu pertinents. Les critères d'évaluation doivent cadrer à la stratégie de l'entreprise. Mes  conseils :

« Moi, j'exige du chiffre, toujours plus de chiffre... » explique doctement ce directeur commercial d'une société en plein développement quand on lui demande sa méthode d'évaluation des performances de son équipe. Un peu court comme indicateur alors que la vente est une des activités les plus directement mesurables. C’est une bêtise de faire la politique du chiffre, on le voit même en politique avec Sarkozy obsédé par le chiffre qui, a reçu une belle claque électorale en Mars 2010. Il est clair qu’en faire une fixation n’est pas un indicateur d’évaluation de performance, quoique :
Evaluer la performance commerciale, c'est d'abord soulever la question du choix des indicateurs. Comment les déterminer pour qu'ils soient pertinents, adaptés à l'activité, mais surtout bien compris et acceptés par les commerciaux ? L'enjeu est important, car évaluer des commerciaux avec les bons critères non seulement permet de mesurer leur efficacité et, pour le manager, de les reconnaître à leur juste valeur en ajustant la rémunération à leurs résultats, mais aussi les aide à progresser.

1 « Adaptez vos ratios en phase de prospection »

Prospecter sur des marchés saturés, comme en Europe, et aujourd’hui l’Afrique, implique qu'un vendeur passe jusqu'à quatre-vingts appels téléphoniques pour en faire aboutir vingt.
Sur cette vingtaine, il y en a rarement plus de trois qui aboutissent à un rendez-vous. Et sur ces trois, un bon commercial remportera une à deux affaires. Quelle débauche d'énergie ! C'est donc un ratio à surveiller, car il suffit d'une légère baisse de résultats pour que tous les efforts en amont soient réduits à néant. Quand un prospecteur qui concluait habituellement une affaire sur deux n'en remporte plus qu'une sur trois, il faut tirer la sonnette d'alarme. L'encadrement doit l'aider à reprendre la situation en main au besoin en se rapprochant des clients pour comprendre ce qui "coince". Inutile de dire que ces prospecteurs-là, il faut les chouchouter afin qu'ils conservent un moral d'acier et il est donc préférable que leur rémunération comprenne une partie fixe, et ne repose pas seulement sur le variable.

2 Refléter les vraies priorités de l'année

Evaluer votre force de vente implique d'avoir d'abord défini les grands axes de la stratégie commerciale : souhaitez-vous faire progresser le chiffre d'affaires, améliorer la marge ou mettre en avant de nouvelles offres ?

Bien sûr, ces trois axes sont toujours combinés, mais il faut définir ce qui est prioritaire, et cela pour chaque ligne de produits ou services, précise Yvelise Lebon, directrice de l'offre marketing et commerciale à

la Cegos. En

phase de conquête, par exemple, lorsqu'une entreprise démarre ou qu'un nouveau produit est lancé, cela suppose de dire clairement que la progression du chiffre d'affaires sera plus significative que le niveau de marge, et que c'est sur ce point que les vendeurs seront jugés. »
Une option retenue par Lorience Paris, créée en 2004, qui fabrique et commercialise les deux lignes Lulu Castagnette et Oxbow sur le secteur hautement concurrentiel de la parfumerie. Avec comme objectif de s'implanter sur le marché le plus vite possible en multipliant les points de diffusion. Le PDG Robin Schlang détaille : « Nous portons notre attention sur la progression du chiffre d'affaires sur chacune des lignes en suivant quotidiennement le nombre de parfumeries visitées et le nombre de pièces vendues par magasin.
Appels téléphoniques, visites, devis réalisés et commandes concrétisées sont des indicateurs d'activité essentiels quand une entreprise est en phase d'acquisition de nouveaux clients.

La prospection coûte cher, il faut donc l'optimiser et la suivre de près, mais la donne sera différente pour une entreprise bien implantée sur son secteur et disposant de produits matures : « Le nombre de visites effectuées par mes commerciaux, cela m'est un peu égal, avance Bruno Simon, directeur commercial dans une entreprise d'outillage pour le BTP. Ce qui m'intéresse, c'est d'améliorer la marge dégagée en m'appuyant sur l'élargissement des gammes, car 20 % de notre gamme permet de réaliser 80 % de notre chiffre ». Une meilleure rentabilité passe donc par des ventes réputées plus difficiles mais qui rapportent. 
Attention cependant, ces indicateurs sont loin d'être figés : il suffit qu'un nouveau concurrent apparaisse pour qu'une entreprise soit contrainte de mettre non plus l'accent sur des critères de marge, mais sur des critères d'activité afin de préserver, voire de regagner des parts de marché. « Multiplier les critères, c'est la chronophagie pour tout le monde » lance Thierry Perrier, directeur général de Guichon Valves … « à mon arrivée en 2004, j'ai multiplié les indicateurs. C'était chronophage pour mon équipe et pour moi-même... et pas toujours pertinent ».

J'ai vite appris à ne conserver que ce qui permet d'évaluer l'activité du commercial : nombre de devis, entrées et volume des commandes. J'ai ainsi une vision de ce qui est acquis et de ce qui est en cours, des informations indispensables pour la planification de la production. Suivre le nombre de nouveaux clients est primordial, surtout pour l'international, 70 % de notre production est vendue à l'étranger. En matière de prospection, je fixe des objectifs raisonnables, car, si une négociation n'aboutit pas sur une vente de valves dans le secteur nucléaire, par exemple, trois ans s'écouleront avant un nouvel appel d'offres. L'indicateur le plus significatif en matière d'efficacité commerciale est le taux de transformation, c'est-à-dire le nombre de commandes rapportées au nombre d'offres faites aux clients ». Dans notre activité, un taux de 40 % est un bon niveau de performance. Indicateur très important de rentabilité, la marge dégagée est pilotée quasiment projet par projet, par segments de clientèle, voire par produits, et donne lieu à un suivi plus qualitatif. C'est pour cela qu'il est difficile d'en faire un critère d'évaluation régulier.

3 Savoir croiser les critères

« Faites mieux que l'an passé... » Trop souvent, cette vague directive tient lieu de feuille de route. Pourtant, c'est en fixant clairement un objectif en adéquation avec la réalité du marché que l'on peut apprécier avec précision l'efficacité de son équipe commerciale. Prenons le cas d'un marché en forte croissance, celui de l'alimentaire bio. Comment bien mesurer la valeur ajoutée des commerciaux ? Pierre Roudot, directeur commercial du groupe Léa Nature, fort de 90 commerciaux en GMS, y répond en décomposant avec précision l'objectif de progression du chiffre d'affaires : « Le marché croît de lui-même de 14 % par an, à cela s'ajoute la progression liée aux innovations produits et renouvellement de gamme (5 %) ainsi qu'à la mise en avant de certains produits et actions promotionnelles (5 %).
La performance réelle de nos vendeurs doit donc s'évaluer au-delà des 24 % déjà acquis. » En fixant une progression du chiffre d'affaires de 30 %, Léa Nature mène ainsi une politique résolument volontariste mais cohérente avec la réalité du marché. Reste à analyser les écarts entre les objectifs réalisés et les prévisions.

« On peut admettre un écart de plus ou moins 10 % sur les prévisionnels d'activité. Au-delà, il faut se poser des questions : le vendeur maîtrise-t-il la gestion de son activité et actions prioritaires ? » Analyse Pierre Roudot, qui ajoute qu'il cale les objectifs au bimestre « afin d'éviter des fins de mois stressantes pour les équipes grâce à un lissage des commandes ». Si multiplier les indicateurs peut se révéler contre-productif, il est souvent indispensable de les croiser entre eux. Ainsi, en phase de fidélisation, le chiffre d'affaires ne signifie rien sans la marge dégagée, qui est l'un des tout premiers critères de rentabilité à surveiller. C'est d'ailleurs sur la marge, plus que sur le chiffre d'affaires, que de plus en plus de commerciaux touchent leur variable.
« Reste que, pour en faire un critère pertinent, il faut avoir bien précisé en amont au commercial l'échelle des réductions à consentir et sous quelles conditions, explique Jean-Dominique Fontaine, du cabinet JD Actioncom.

Il peut être intéressant de lier ces réductions aux délais de paiement : prévoir que, pour tel rabais consenti, il est préférable de demander au client de payer en 60 jours au lieu de 80. » Mieux vaut ne pas se contenter, non plus, du seul nombre de visites ou de nouveaux clients acquis. Chez MSL, fabricant de stores et moustiquaires, l'objectif était d'élargir le portefeuille de clients professionnels. Dans ma société BPO (Ravel Thombet manager commercial) J'ai opté pour un indicateur qui rapporte les nouveaux clients au chiffre d'affaires généré. Il me donne une bonne vision de la capacité de chaque commercial à débusquer des clients d'une taille respectable.
D'autres focaliseront sur le nombre de devis ou d'offres commerciales se soldant par une vente, un ratio significatif de la capacité d'un commercial à conclure une affaire.

5 Des critères plus qualitatifs mais moins mesurables

Tous les critères traditionnels basés sur des chiffres, des ratios ne doivent pas faire oublier qu'il existe des éléments d'évaluation moins quantifiables : la satisfaction du client, par exemple, c'est vital, mais moins facile à mesurer. Pourtant, quelques indicateurs simples - comme le taux de réponses aux demandes de devis ou de propositions commerciales - suffisent pour prévenir les sorties de piste. « Chez nous par exemple à BPO, société de placements immobiliers et financiers,  la société dont j’ai la charge du pôle commercial, 90 % des demandes clients doivent avoir une réponse en moins d'une semaine, c’est principe premier d’un bon manager, savoir être réactif.
Sinon, c'est qu'il y a un problème soit dans la demande du client, soit dans l'organisation du commercial.
De son côté, Blaise Pascal, de BPO, envoie un questionnaire après chaque mission. « Nous validons ainsi que les engagements pris dans la proposition commerciale ont bien été respectés. Ce feed-back nous permet ensuite d'améliorer tel ou tel point défaillant. »
Dans la distribution, les réclamations sont un critère à surveiller. « Il y a un souci quand un magasin se retrouve avec des lots importants d'invendus : cela peut indiquer que tel ou tel commercial a la main un peu lourde sur les volumes : vous pouvez ainsi rectifier le tir pour la suite.
La plupart du temps, ces évaluations chiffrées - surtout quand elles révèlent des difficultés - doivent se prolonger sur le terrain. Il faut comprendre pourquoi un commercial est défaillant sur son ratio de transformation, a-t-il des difficultés à conclure ? A-t-il du mal avec un certain type de clientèle ? Ou bien est-ce lié à un manque d'informations sur le produit ?  Pour beaucoup de responsables de vente, cette approche plus qualitative autour du savoir-faire ou du « savoir être » se fait naturellement, du fait qu'ils ont pris l'habitude d'accompagner leurs commerciaux en clientèle une à plusieurs fois dans le mois. Pour autant, je ne me livre pas à une évaluation formelle, je profite d'une pause, lors du trajet de retour, pour glisser quelques suggestions.

6 Les bons critères pour évaluer vos commerciaux

Six conseils pour « vendre » vos critères d'évaluation

1 - Adaptez-les à votre activité : les rythmes de vente ne sont pas les mêmes si on s'adresse à des particuliers, des PME ou des grands comptes. Quand les contrats se chiffrent en centaines de milliers d'euros, il peut s'écouler plus d'un mois entre deux ventes.
2 - Adoptez une hiérarchie dans la remontée d'information. Le chiffre d'affaires réalisé peut être donné chaque jour tandis que le nombre de rendez-vous doit l'être hebdomadairement.
3 - Montrez que les indicateurs sont aussi des outils de gain de temps et de progression professionnelle. Un « suivi des rendez-vous » doit permettre de valider les étapes de la négociation, du premier contact à la finalisation de la commande sans perdre d'infos en cours de route.
4 - Quand vous introduisez un nouvel indicateur, n'hésitez pas à accorder une prime exceptionnelle sur les objectifs fixés.
5 - Equipez vos commerciaux avec les bons outils. Smartphones, ordinateurs portables... le matériel doit être à la hauteur de vos exigences en matière de reporting.
6 - Ne vous réfugiez pas derrière le reporting et prévoyez un point hebdomadaire (avec chaque commercial) et mensuel (pour faire un point général et aborder des questions plus stratégiques).

Une démarche gagnant-gagnant, car l'échange fonctionne évidemment dans les deux sens. Certains parviennent même à se doter de grilles d'évaluation, comme Yoann Denée, directeur de Netcollections, qui suit de près la préparation des rendez-vous : « Nous soignons les phases cruciales de la vente telles que l'approche du client, la détection des besoins ou l'entretien de conclusion. » La maîtrise de ces étapes peut faire l'objet d'une grille de performance. Les compétences clés sont évaluées sur une échelle allant, par exemple, de 0 à 2, de non ou mal maîtrisé à maîtrisé. « Reste que l'indicateur le plus pertinent est celui qui est compris et accepté », rappelle Thierry Perrier, qui a bataillé pour imposer un nouvel indicateur lors de son implantation en Suisse : « Je voulais évaluer le chiffre généré par l'acquisition de nouveaux clients, mais le commercial pensait que c'était peu représentatif de l'effort déployé en prospection. Nous sommes tombés d'accord sur un indicateur pour dix-huit mois : le nombre de rendez-vous sur une période donnée. » Mieux vaut opter pour un indicateur a priori moins pertinent mais bien accepté, quitte à le modifier plus tard... Le critère d'évaluation doit être réaliste : « Il doit être négocié avec les commerciaux, qui savent en combien de temps une action commerciale (prospection, devis, relance téléphonique...) peut être menée », prévient Robert Moskovits, du cabinet Feature DDC, qui met en garde sur les risques de démotivation liés à des objectifs difficilement atteignables et ayant une incidence sur la rémunération variable. Chez Léa Nature, les commerciaux sont associés à l'élaboration de critères personnalisés comme les nouveaux prospects, les ouvertures de gammes (alimentaire, textile, etc.) et le nombre d'offres promotionnelles mises en place qui pèseront lourd dans leur salaire (au moins 50 % de la part variable).

Il faut faire preuve d'imagination, être créatif. «To think out of the box», disent nos amis anglo-saxons. Enfin, apprenez à clarifier vos objectifs stratégiques, à identifier les 20 % de moyens qui feront 80 % de résultats, à classer vos priorités. Le réflexe de précipitation étant souvent contre-productif et l'anxiété diminuant la lucidité, il faut parfois savoir ralentir... pour mieux avancer.

Ravel Thombet

Manager d’Opérations commerciales de la société BPO Placements & Immobilier

Email : jovar93@yahoo.fr

Tel : 00242 624 23 18

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