22 octobre 2006

La Négritude

hombreslaveLa négritude est un courant littéraire rassemblant des écrivains noirs francophones.

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Le terme est forgé en 1935 par Aimé Césaire dans le numéro 3 de la revue L'étudiant noir. Il revendique l'identité noire et sa culture, d'abord face à une francité perçue comme oppressante et instrument de l'administration coloniale française (Discours sur le colonialisme, Cahier d'un retour au pays natal). Le concept est ensuite repris par Léopold Sédar Senghor, qui l'approfondit, opposant « la raison hellène » à l'« émotion noire ».

La naissance de ce concept, et celle d'une revue, Présence Africaine, qui paraît en 1947 simultanément à Dakar et à Paris, va faire l'effet d'une déflagration. Elle rassemble des Noirs de tous les horizons du monde, ainsi que des intellectuels français, notamment Sartre. Celui-ci définit alors la négritude comme : « la négation de la négation de l'homme noir ».

D'après Senghor, la négritude est « l'ensemble des valeurs culturelles de l'Afrique noire ». Pour Césaire, « ce mot désigne en premier lieu le rejet. Le rejet de l'assimilation culturelle ; le rejet d'une certaine image du noir paisible, incapable de construire une civilisation. Le culturel prime sur le politique. »

Par la suite, des écrivains noirs ou créoles ont critiqué ce concept, jugé trop réducteur : « Le tigre ne proclame pas sa tigritude. Il bondit sur sa proie et la dévore » (Wole Soyinka). Césaire lui-même s'en est écarté, jugeant le terme presque raciste.

René Maran, auteur de Batouala, est généralement considéré comme un précurseur de la négritude.

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un chemin fabuleux: Aimé Fernand David Césaire

Poète, dramaturge et homme politique, Aimé Césaire est né le 26 juin 1913 à Basse Pointe, au Nord-est de la Martinique. Son père est fonctionnaire, sa mère couturière. Il fait ses études à Paris, grâce à une bourse


En 1934, il fonde la revue l'Étudiant noir (c'est dans les pages de cette revue qu'apparaîtra pour la première fois le terme de "Négritude"), avec notamment Léopold Sédar Senghor et Léon Gontran Damas, puis il entre à l'École Normale Supérieure. Il commence à écrire en 1936 Le Cahier d'un Retour au Pays Natal. Marié en 1937 à une étudiante martiniquaise, Suzanne Roussi, Aimé Césaire, agrégé de Lettres, rentre en Martinique en 1939, pour enseigner, tout comme son épouse, au Lycée Schœlcher de Fort de France. En 1941, il fonde la revue Tropiques dont la visée est la ré-appropriation par les martiniquais de leur patrimoine culturel et qui vivra difficilement pendant la guerre, car visée par la censure de l'envoyé de Vichy en Martinique. En 1941 il rencontre André Breton. En 1945, il est élu maire de Fort de France puis député et mène désormais à la fois une carrière d'homme politique (il conservera son mandat de député pendant 48 ans, et sera maire de Fort-de-France pendant 56 ans) et une vie d'écrivain. Il fonde à Paris la revue Présence Africaine.

"Par la découverte et l'approfondissement de l'identité singulière, Césaire s'achemine vers l'universel " (Tahar Ben Jelloun)

Bibliographie :
Oeuvres complètes. (1. Poèmes ; 2. Théâtre ; 3. Oeuvre historique et poétique), Desormeaux, 1976.

   Essais:
Discours sur le colonialisme, Présence Africaine, 1955, réédition 2004
Toussaint Louverture; La Révolution française et le problème colonial, Présence Africaine, 1961/62, réédition 2004
Victor Schoelcher et l'abolition de l'esclavage, Le Capucin, 2004
    Poésie:
Cahier d'un retour au pays natal, Présence Africaine, 1939, 1960.
Soleil Cou Coupé, Éd. K, 1948.
Corps perdu. (Gravures de Pablo Picasso), Éditions Fragrance, 1950.
Ferrements, Seuil, 1960, 1991.
Cadastre, Seuil, 1961.
Les Armes miraculeuses, Gallimard, 1970.
Moi Laminaire, Seuil, 1982.
La Poésie, Seuil, 1994, réédition 2006
Tropiques, Jean Michel Place, 1994
Cadastre, suivi de Moi, laminaire, Points/Poésie, 2006
    Théâtre:
Et les Chiens se taisaient, tragédie: arrangement théâtral, Présence Africaine, 1958, 1997.
La Tragédie du roi Christophe, Présence Africaine, 1963, 1993.
Une Tempête, d'après La tempête de Shakespeare: adaptation pour un théâtre nègre, Seuil, 1969, 1997.
Une Saison au ces1 Seuil, 1966, 2001.
    Anthologies:
Aimé Césaire : pour aujourd'hui et pour demain, anthologie, Sépia, 1995
anthologie poétique, Imprimerie Nationale, 1996
    Entretiens:
Aimé Césaire, rencontre avec un Nègre fondamental, Arléa, 2004
Nègre je suis, nègre je resterai
, entretiens avec Françoise Vergès, Albin Michel, 2005.
    Enregistrement audio:
Aimé Césaire, Hatier, Les Voix de l'écriture, 1994.

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19 octobre 2006

STEVE BIKO: l'âme d'un peuple, l'espoir d'une race.

Stephen Bantu Biko (1946-1977) est un militant noir d'Afrique du Sud et une des grandes figures de la lutte anti-apartheid.Biko naît le 18 décembre 1946 à King William's Town, Steve Biko est très tôt confronté à la politique à cause de son frère, arrêté en 1963 pour militantisme anti-apartheid. Étudiant à l'université de médecine du Natal où il est élu au conseil représentatif des étudiants noirs, Biko est délégué en 1967 à la conférence de la National Union of South African Students (NUSAS) à l'Université de Rhodes, Révolté par sa condition de noir dans l'Afrique du Sud de l'apartheid, il en vient rapidement à rompre avec le libéralisme et la diversité multiraciale prônée par la NUSAS. En 1968, il milite pour un mouvement exclusivement noir au contraire de la NUSAS largement ouverte aux étudiants libéraux blancs.

En 1969, à l'université du Nord près de Pietersburg, il participe au côté de nombreux étudiants noirs du Natal à la création de la South African Students Organisation (SASO), mouvement uniquement composé d'étudiants noirs et prônant la philosophie de la Conscience Noire (black consciousness). Biko est élu le premier président de ce syndicat étudiant.

Très critique envers les libéraux blancs dont il doute de la sincérité des convictions, il préconise que les noirs se libèrent par eux-mêmes. Il rejette totalement l'idéologie libérale dans toutes ses composantes et se prononce contre l'intégration entre noirs et blancs, se déclarant contre « le fait qu'une minorité de colons impose un entier système de valeurs aux peuples indigènes ». L'idée que les noirs puissent déterminer de leur propre destinée et le principe de la fierté de la conscience noire eurent un grand retentissement alors que les lois d'apartheid étaient à l'apogée de leur mise en œuvre.

En peu de temps, SASO fut identifiée avec la notion de Black Power alors que Biko prêchait aux noirs modérés la nécessaire polarisation raciale en deux camps irrémédiablement hostiles avant le déclenchement d'un conflit racial, prélude aux changements politiques . En 1972, la SASOest déclaré discriminant et dangereux. Biko qualifie même de « collaborateurs » les modérés travaillant à l'intérieur du système ou ceux prônant de tels rapprochements, et fait entériner une idéologie radicale. La même année, Biko lance la Black PeoplesConvention (BPC), version post-étudiante de la SASO.En 1973, il est détenu pour terrorisme avec d'autres membres de la Conscience Noire alors que les écoles sont petit à petit politisées par les membres de son organisation et que se développent les tentatives de boycotts et de fermetures d'écoles. Biko est alors banni et assigné à résidence dans sa région du Cap-Oriental, empêché de tenir des discours en public et de parler à plus d'une personne à la fois. Dans le même temps, les désirs d'émancipation des jeunes noirs lui fournissent de plus en plus de militants qui rejettent les principes de modération et d'intégration de leurs parents.

En juin 1976, cette évolution débouche sur des soulèvements populaires dans tous les townships du pays à mesure que se durcit la répression des forces de sécurité et notamment la révolte des écoliers contre l'imposition de l'éducation en afrikaans qui deviendra le massacre de Soweto. Biko est d'abord mis au secret pendant 101 jours puis, bravant les interdictions de séjour, il sillonne le Cap-Oriental avant de se faire arrêter le 18 août 1977. Emmené à Port Elizabeth où il est torturé, Biko est ensuite transféré à Pretoria, Transvaal, le 11 septembre 1977.

Un Crime macabre et impuni :

Le 12 septembre 1977, il meurt en détention, officiellement des suites d'une grève de la faim, en fait cette mort cache une cruauté bestiale des forces de police de l'apartheid. Les conditions de cette détention et le décès brutal de Steve Biko sont alors l'objet d'une polémique internationale qui débouche sur la condamnation du régime sud-africain. À l'ONU, le conseil de sécurité vota la Résolution 418 du 4 novembre 1977 imposant un embargo sur les ventes d'armes à destination de l'Afrique du Sud.

Après son martyre, Biko devint le symbole de la résistance noire à l'hégémonie blanche. Aux questions du député libéral Helen Suzman sur la mort de Biko, la réponse du ministre de la justice, Jimmy Kruger, résonna à travers le monde entier: "la mort de Steve Biko me laisse froid "

Les policiers concernés ne reçoivent qu'un blâme dans un premier temps alors que les médecins impliqués sont pris à partie par leurs collègues. Le 7 octobre 2003, la justice sud-africaine renonce à poursuivre les 5 policiers pour manque de preuves et absence de témoins.

Son nom inspira de multiples chansons, dont Biko de Peter Gabriel, et même un film en 1987, Le Cri de la liberté (Cry freedom) de Richard Attenborough.

Aujourd'hui, une statue lui rend hommage dans le centre d'East London.

SteveBiko

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L’ARME NUCLEAIRE : Un Rêve vieux de plus de 2500 ans.

L'arme nucléaire est une arme de destruction massive, qui jadis fascinait les grands de ce monde à l’instar des princes macédoniens et des rois grecs qui rêvaient de posséder une puissance de feu dans la cheville ouvrière devrait être l’atome. Elle utilise l'énergie de l'atome, produite soit par la fission d'atomes lourds (uranium, plutonium dans le cas des bombes A), soit par la fusion d'atomes légers (hydrogène dans le cas des bombes H).

Ses effets destructifs sont non seulement dus au souffle et à l'augmentation de la température, comme pour les explosifs classiques, mais aussi aux rayonnements. L'énergie libérée par l'explosion s'exprime par équivalence avec celle dégagée par une tonne de TNT et on parle de Kt (kilotonnes) ou Mt (mégatonnes).

Les physiciens commencent à envisager l'emploi de l'énergie atomique et de la bombe atomique dans les années 1930 :

L'arrivée au pouvoir de Hitler en Allemagne déclenche une fuite des cerveaux immédiate dès 1933, y compris des savants de confession juive qui contribuèrent ensuite de façon décisive aux filières française et britannique ; la bombe allemande ne vit jamais le jour malgré les travaux de l'institut de chimie Kaiser-Wilheim de Berlin pendant la guerre.

Les découvertes et travaux effectués au Collège de France par Frédéric et Irène Joliot-Curie, Hans Halban et Lew Kowarski en 1939 et 1940 sont significatifs. Des communications sont faites et des brevets pris à cette époque.
Un de ces brevets porte sur les Perfectionnements aux charges explosives, « brevet d'invention n° 971-324, demandé le
4 mai 1939 à 15 h 35 min à Paris ».

La commission MAUD britannique est lancée pendant la drôle de guerre et récupère les résultats de la filière française après la débâcle de mai 1940.

L'histoire de la bombe atomique commence par une lettre signée par Albert Einstein (qui était pourtant pacifiste), adressée au Président des États-Unis, Franklin Delano Roosevelt. Dans cette lettre, datée du 2 août 1939, Einstein ainsi que d'autres physiciens expliquent à Roosevelt que l'Allemagne nazie effectue des recherches sur la fission nucléaire et ses applications possibles dans le domaine militaire, comme la création d'une bombe atomique. Einstein explique que cette bombe est capable de libérer une énergie si colossale qu'elle pourrait détruire une ville entière.

Le 14 août 1940, le Comité consultatif pour l'uranium, un organisme fédéral créé par Roosevelt, après avoir pris connaissance de la lettre, demande dans un mémorandum la création d'un projet de recherche sur le thème de la fission nucléaire et sur ses applications militaires. Une somme de 100 000 dollars est débloquée.

La première étape consiste en l'enrichissement de l'uranium naturel en uranium 235 fissile, c'est-à-dire que son atome peut se casser et produire une réaction de fission nucléaire. Durant cette étape de recherche, un second élément fissile est découvert, le plutonium.

Alors que jusque là, le projet avait uniquement un but expérimental, avec pour objectif de valider la réalisation d'une bombe atomique, il est décidé en 1943, au vu des résultats, de passer au stade du développement. Le Projet Manhattan vient de voir le jour.

Des milliers de chercheurs, mis au secret, vont développer cette arme. Plusieurs laboratoires sont construits un peu partout aux États-Unis, comme dans le Tennessee, à Washington et enfin le plus célèbre, le LANL de Los Alamos au Nouveau-Mexique en mars 1943.

Le Laboratoire national de Los Alamos (LANL) est dirigé par le physicien Robert Oppenheimer, il sera entouré par une brillante équipe de physiciens, parmi lesquels quatre prix Nobel de physique (Niels Bohr, James Chadwick, Enrico Fermi et Isidor Isaac Rabi). Durant 2 ans, ils vont surmonter un grand nombre de problèmes techniques, aidés par un budget de deux milliards de dollars. Ils développent les deux filières, uranium et plutonium en parallèle. Au début de juillet 1945, s'ils disposent de bombes opérationnelles dans chacune des filières, ils ont encore un doute sur la bombe au plutonium. Ils décident donc que le 1er test portera sur cette technologie.

Dans la matinée du 6 août de la même année, le président Harry Truman, qui a succédé à Franklin Roosevelt décédé le 12 avril, donne l'ordre de larguer une bombe atomique sur un objectif civil, la ville d'Hiroshima, avec pour objectif de faire capituler le Japon.

Même aujourd'hui, les raisons de cette décision sont loin d'être parfaitement connues. Il faut en effet se rappeler que le projet Manhattan visait initialement l'Allemagne et non pas le Japon. L'explication officielle soutient que la capitulation du Japon fut ainsi réalisée en évitant de lourdes pertes américaines. Pour d'autres, c'est l'imminence de la déclaration de guerre de l'URSS au Japon prévue lors des accords de Yalta trois mois après la capitulation de l'Allemagne (soit au 8 août 1945), qui est le facteur déterminant ; avec leur nouvelle puissance nucléaire, les USA n'avaient plus besoin de composer avec un allié encombrant pour finir ce conflit et en partager les profits (zones d'influence, bases militaires,...).

Cette bombe fut surnommée par l'armée américaine Little Boy (« Petit Garçon »), du fait de sa petite taille. La bombe A à l'uranium enrichi (de type revolver) détona en expulsant une énergie équivalente à environ 15 kt de TNT et tua environ 140 000 personnes instantanément. Cinq ans plus tard, 100 000 personnes supplémentaires étaient mortes des effets à moyen terme.

Le 9 août, 3 jours plus tard, Truman donne l'ordre de larguer une seconde bombe sur la ville de Kokura (actuellement Kitakyushu). Celle-ci étant recouverte par des nuages, c'est Nagasaki qui est alors visée : lors d'une éclaircie, le bombardier confond les usines Mitsubishi sur les quais du port avec la cathédrale chrétienne. Cette bombe A au Plutonium de 22kt, surnommée Fat Man (« Gros Bonhomme »), tue instantanément 38 000 habitants malgré la topologie vallonnée de la région qui en réduit les effets. En tout on dénombre 75 000 habitants (dont 13 000 Coréens et 200 prisonniers de guerre alliés) qui sont touchés et mourront des conséquences de cette explosion.

Les deux bombes ont explosé à environ

500 mètres

d'altitude afin de maximiser leurs effets qui étaient alors mal connus, le secret entourant les recherches sur cette arme ayant interdit toute expérimentation en situation réelle.

Le 15 août, le Japon accepte la capitulation sans conditions, l'Acte de la reddition du Japon est signé le 2 septembre 1945, à bord du cuirassé "Missouri", ce qui met fin à

la Seconde Guerre mondiale (après la déclaration de guerre soviétique au Japon le 8 août 1945).

La fin de

la Seconde

guerre mondiale et la connaissance de la puissance destructrice de la bombe atomique ont poussé plusieurs gouvernements à vouloir acquérir, comme les États-Unis, l'arme nucléaire.

C'est ainsi que rapidement, l'Union soviétique a conçu une bombe A et l'a testé le 29 août 1949. Elle est suivie le 3 octobre 1952 par le Royaume-Uni.

Le 1er novembre 1952, les États-Unis déclenchent l'explosion de la première bombe H, une bombe cent fois plus puissante qu'une bombe A. Le premier essai soviétique de la bombe H a lieu le 12 août 1953 et le 15 mai 1957 pour le Royaume-Uni. Suivront alors les premières bombes A de la France en 1960, la Chine en 1964 et l'Inde en 1974.

Cette rapide prolifération nucléaire, avec les tentatives parfois réussies, de nombreux pays comme l'Afrique du Sud ou Israël, a poussé les responsables politiques à limiter l'accession aux connaissances nécessaires pour réaliser une telle arme. C'est dans ce cadre que furent ratifiés des traités comme le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), en 1968.

La dissuasion nucléaire :

Avec le début de

la Guerre froide et l'accession rapide de l'Union soviétique à la force nucléaire, les deux superpuissances sont entrées dans ce que l'on appelle « dissuasion nucléaire » ou équilibre de la terreur.

Cette notion consiste en la peur, dans les deux camps, de l'utilisation par l'autre de l'arme nucléaire. Si c'était le cas, l'agressé répliquerait avec les mêmes armes et, en raison de la puissance et des effets des armes nucléaires, chacun pourrait être totalement détruit ou au moins subir des dégâts très importants, si bien que les avantages d'être l'agresseur sont quasi nuls. La stabilité de cette configuration, où deux adversaires se dissuadent ainsi mutuellement, dépend avant tout de la capacité de l’agresser à frapper nucléairement l'autre après avoir subi une première frappe atomique. C'est ce que l'on appelle la capacité de seconde frappe, élément moteur de la course aux armements qui a opposé les deux superpuissances durant

la Guerre

froide.

Du fait de leur exceptionnel pouvoir létal en une seule frappe, les armes nucléaires apparaissent aujourd'hui avant tout être des armes de pression politique, même si l'emploi limité d'arme nucléaire de faible puissance en milieu confiné est parfois envisagé, par exemple aux États-Unis avec les mini-nuke, pour détruire des cibles-clés enterrées à grande profondeur. Cette primauté accordée à l'usage dissuasif de l'arme nucléaire n'est cependant pas universelle : Celle-ci est apparue progressivement mais rapidement aux États-Unis, mais ne faisait pas partie du corpus doctrinal officiel de l'URSS. Toutefois la dissuasion mutuelle pesait sur les relations entre les deux pays, comme semblent en témoigner les résolutions "pacifiques" des crises qui ont ponctué

la Guerre

froide.

Les accords Strategic Arms Limitation Talks (SALT), signés par les États-Unis et l'Union soviétique en 1972 et 1979, fixaient aux armes stratégiques offensives des plafonds supérieurs aux niveaux que celles-ci avaient atteints : ils autorisaient donc leur développement, mais limité.

Les accords Strategic Arms Reduction Treaty (START), en 1991 et 1993, imposaient, eux, une véritable réduction des arsenaux de chacun des deux pays, de 13 000 ogives à 3 500 pour chacune des parties.

Depuis 1945, année où la première bombe explosa au Nouveau-Mexique aux États-Unis, plusieurs pays ont tenté de maîtriser la conception d'une telle arme.

Cinq pays sont juridiquement reconnus comme « états dotés de l'arme nucléaire » par le TNP, voici leur arsenal en 2005 :

La Russie : 8 200 têtes actives (environ 10 000 en réserve ou en attente d'assemblage) ;

Les États-Unis : 7 650 têtes actives (environ 3 000 en réserve ou en attente d'assemblage) ;

La Chine : 400 têtes actives ;

La France : aucune donnée publique n'est disponible, mais plusieurs sources indiquent [1] environ 350 têtes actives ;

La Grande-Bretagne : 200 têtes actives.

Les politologues les désignent par le terme de « club nucléaire ». Ces pays sont aussi exactement ceux qui sont membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies.

Deux pays, non signataires du TNP, disposent de l'arme nucléaire :

l'Inde : 30 à 40 têtes actives ; a réalisé le 18 mai 1974 son premier essai nucléaire, officiellement à but pacifique. Le 11 mai 1998, elle réalise son premier essai militaire.

le Pakistan : 24 à 48 têtes actives ; a réalisé quelques jours après l'Inde, le 28 mai 1998, son premier essai nucléaire.

Israël, qui est également non signataires du TNP, disposerait d'armes nucléaire. Les services de renseignement des États-Unis estiment l'arsenal nucléaire à 82 têtes. Selon un ancien technicien de

la Centrale nucléaire de Dimona, Mordechaï Vanunu, Israël disposerait de plus de 200 bombes atomiques. Cette déclaration lui a valut une condamnation pour espionnage et trahison et une peine de prison de 18 ans. Selon certaines sources, Israël aurait procédé, avec l'aide de l'Afrique du sud, à un essai sous-marin dans l'Océan Indien le 22 septembre 1979 (voir l'article Incident Vela).

La Corée du Nord est le seul pays qui a ratifié le TNP, tout en ayant acquis l'arme nucléaire. Le nombre de têtes est estimé de 1 à 2, voire jusqu'à 6 têtes actives en juillet 2005 selon l'AIEA (Source : Yahoo actualités [1]).

La Corée

du Nord a procédé à un essai nucléaire le 9 octobre 2006.

L'Iran qui essaye depuis plusieurs années de se procurer l'énergie atomique à des fins, officiellement, civile. Cependant plusieurs membres de la communauté internationale pensent que ce programme peut être utilisé pour développer l'arme nucléaire, notamment depuis la découverte de l'installation de recherche de Natanz en août 2002, qui n'avait pas été déclarée à l'AIEA. Une troïka européenne (composée de l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni) s'est formée et tente de pousser l'Iran à accepter un contrôle strict de son programme civil par les experts de l'AIEA. Israël et les États-Unis pour leur part laissent planer le déclenchement de représailles militaires si l'existence d'un programme militaire venait à être confirmée. Au début du mois de janvier

2006, l

'Europe et les États-Unis se sont mis d'accord pour présenter l'affaire devant le Conseil de sécurité de l'ONU. D'après certains experts, l'Iran pourrait être en possession de sa première arme nucléaire dès 2008.

Les différents types de Bombes :

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Les armes nucléaires sont de deux types :

les armes à fission ou « bombes A » : elles utilisent une masse critique d'uranium enrichi ou de plutonium, réunie par l'implosion d'un explosif classique.

les armes à fusion ou bombes thermonucléaires ou « bombes H ». Les conditions de température et de pression nécessaires à la réaction de fusion d'isotopes d'hydrogène (deutérium et tritium) sont obtenues par l'explosion d'une « amorce » constituée par une bombe à fission au plutonium.

La bombe à neutrons est une variante de bombe thermonucléaire.

Les puissances des bombes nucléaires vont du kilotonne à la mégatonne d'équivalent TNT. Une explosion nucléaire provoque à la fois un effet de souffle, un effet thermique et des radiations.

On distingue :

l'arme nucléaire stratégique, instrument de la doctrine de dissuasion nucléaire ou de «non-emploi», destinée à prévenir un conflit,

de l'arme nucléaire tactique, ou de bataille, susceptible d'être employée sur des objectifs militaires au cours d'un conflit. La précision des vecteurs aidant, ce type d'arme a conduit à la miniaturisation et aux faibles puissances (mini-nuke dans le jargon journalistique américain).

La France

a renoncé aux armes nucléaires tactiques.

Des utilisations civiles des armes nucléaires ont été envisagées (creusement de cavités pour le stockage de gaz notamment) mais jamais mises en œuvre.

Une tête nucléaire opérationnelle est associée à un vecteur, chargée de l'amener sur la cible. Ces vecteurs sont des missiles tirés à partir de plateformes aériennes (avions de combat), sous-marines ou terrestres (fixes ou mobiles), des bombes larguées par avion, ou encore des obus d'artillerie.

Les effets d’une Bombe atomique :

Les aspects particuliers de la bombe comme sa puissance et sa matière explosive la distinguent des explosifs traditionnels. Plusieurs effets la rendent bien plus dangereuse que les bombes développées jusqu'alors. On distingue généralement quatre grands effets (le souffle, la chaleur, l'impulsion électromagnétique et les radiations). Utilisées en grand nombre, les bombes atomiques peuvent également avoir un effet sur le climat global de la Terre.

A quand une arme pareille en Afrique ?

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05 octobre 2006

Immigration : L’impossible barrage.

Photo_069Plusieurs pays européens rêvent d’endiguer l’afflux des clandestins venus d’Afrique en créant au Maghreb des « centres d’accueil », pour ne pas dire des « camps de concentration ». Seule pour l’instant, la Libye (aussi le Maroc) a accepté de collaborer à cette entreprise illusoire.

Au mépris des conventions de Genève, les autorités italiennes ont, dans le courant de l’été renvoyé à Tripoli plusieurs centaines d’immigrants clandestins débarqués sur les côtes de l’île de lampedusa, au large de la sicile. Cet afflux incontrôlé d’immigrés pose à l’Europe un problème très épineux. Constatant que nombre d’africains candidats à l’exil transiteraient par la Libye, Rome a entrepris de se rapprocher de Kaddafi, d’inciter l’union européenne à lever son embargo sur les armes (chose faite depuis l’an dernier) et de coopérer militairement avec lui. L’Italie et l’Allemagne, ont pensé à créer immédiatement des camps de réfugiés, idée trop abrupte, l’appellation a vite été abandonnée  au profit de celle des centres d’accueil.

Des milliers d’immigrants connaissent des situations traumatisantes et difficiles, à qui la faute ?

Dans cette situation dramatique, ressort le drame des expulsés de Cachan, ces 600 personnes parquées dans un gymnase au mépris de leurs droits et des conditions d’hygiènes les plus élémentaires, la France un « état de droit et des libertés » qui a été longtemps enseigné Rousseau et Descartes  sur les règles de l’humanisme, est entrain de vaciller dans le cynisme et le racisme, comment un tel pays peut il se permettre  de parquer des milliers d’enfants et  de femmes dans des conditions extrêmement précaires, méprisant leur droit et bafouant leur dignité, pour la simple raison qu’ils sont pauvres, étrangers ou peut être même noirs.

La France dont la devise est liberté, égalité et fraternité, n’est pas un bon élève en matière de droit de l’homme.

Il est impératif d’agir dans l’immédiat, les circonstances sont urgentes les politiques Françaisphoto_13 savent pertinemment, en ce moment, à Cachan, des hommes se meurent et ils se meurent pour faire entendre leur droit à la vie », évoquant ainsi les deux grévistes de la faim de Cachan qui sont hospitalisés depuis lundi. Leurs quatre autres compagnons, restés dans le gymnase de la ville où ils sont hébergés, sont dans un état tout aussi préoccupant, mais dans leur cynisme notoire prélude à la démarche suicidaire qu’ils ont imposé à ces étrangers venus d’Afrique, et qu’ils ont une tare, ce sont nègres.

Je ne pourrai m’apitoyer sur mon sort, être noir n’est pas synonyme de porter une tare sur soi, je pense que le problème de l’immigration clandestine est une situation dramatique, car aujourd’hui des millions de personnes souffrent par ce qu’un système le veut, des mesures sérieuses doivent être prises, dans des conditions les plus humaines afin de rendre plus humain ce télé drame, où des milliers des nègres sont parqués dans des « camps  nazis », pour la simple raison que cet essaim noir vient d’ailleurs, on se souvient tous il y a un an de violentes émeutes secouaient les banlieues françaises trois semaines durant. La mort de deux jeunes gens électrocutés à Clichy avait été le déclencheur de violences qui avaient touché près de 300 communes -souvent territoires de relégation à forte proportion de populations immigrées.

Nous espérons que de bonnes résolutions seront prises, que les Africain eux-mêmes s’impliquent un peu plus dans cette tragédie, de ménager leurs luttes intestines et de pouvoir tenir tête aux européens, mon grand souhait est que la France devienne plus humaine et plus juste, car l’Europe d’aujourd’hui a pris un grand virage vers la xénophobie et le racisme.

Je rends Hommage à ces immigrés.

Posté par ravelthombet à 02:25 AM - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Hommage aux immigrés clandestins.

L'immigré clandestin pèse moins que l'immigré régulier sur les comptes de la Sécurité Sociale, et il n'alimente pas les arguments de ceux qui fondent leur xénophobie sur le prélèvement qu'opèrent les étrangers sur les moyens et les services du "Club" France, tout simplement parce qu'il ne dispose pas des papiers nécessaires pour accéder à la plupart des faveurs de l'État-Providence.

Face aux problèmes de société que soulève l'immigration et malgré leurs divergences idéologiques, les hommes de l'État - ceux qui sont en place, comme ceux qui voudraient l'être - sont au moins unanimes sur un point : il faut lutter contre l'immigration clandestine. Cette lutte constitue la priorité affichée de toutes les politiques d'immigration qui nous sont proposées, de quelque parti qu'elles émanent. Une unanimité trop criante pour être honnête... En fait, bouc émissaire facile d'un problème difficile, l'immigré clandestin présente des avantages que n'a pas l'immigré régulier.

En premier lieu, pour son travail au noir, l'immigré clandestin abaisse les coûts monétaires et non monétaires de la main d’œuvre. II renforce la compétitivité de l'appareil de production et freine le processus de délocalisation des entreprises qui trouvent sur place ce qu'elles sont incitées à chercher à l'extérieur. Il facilite les adaptations de l'emploi aux variations conjoncturelles et augmente la souplesse du processus productif. Le clandestin, qu'il soit étranger ou national, ne fait qu'anticiper les allègements légaux de charges sociales qui tendent à se généraliser. Animant le réseau de "l'économie informelle ", il participe à ce qui est à la fois une régulation non négligeable des fluctuations économiques, et une bouée de sauvetage pour nombre d'institutions en situation désespérée.

L'immigré clandestin qui ne participe pas au financement du système de protectorat social, ne participe pas non plus à son exploitation au détriment des cotisants, du fait même de sa clandestinité. Ceci compense cela, tout simplement parce qu'il ne dispose pas des papiers nécessaires pour accéder à la plupart des faveurs de l'Etat-Providence, dont on connaît les exigences en matière de paperasserie. L'immigré clandestin pèse ainsi moins que l'immigré régulier sur les comptes de la Sécurité Sociale, et il n'alimente pas les arguments de ceux qui fondent leur xénophobie sur le prélèvement qu'opèrent les étrangers sur les moyens et les services du " Club" France.

Enfin, ceux qui craignent de voir un jour le droit de vote accordé aux étrangers résidant régulièrement sur le territoire national peuvent être rassurés avec l'immigré clandestin qui, par définition et à cause de son irrégularité, ne pourra participer à ces réjouissances électorales. La politique, qui n'est souvent qu'un moyen de faire prévaloir la subjectivité de sa foi en la parant de l'autorité de la loi, est une voie dont l'accès lui est fermé. Ce n'est pas l'immigré clandestin qui pourra utiliser le monopole public du pouvoir de coercition pour nous imposer des règles de vie contraires à nos habitudes.

Mais justement, l'immigré clandestin ne viole-t-il pas ces règles de vie en société ? Pas nécessairement, car s'il est vrai qu'il ne respecte pas les règles définies par l'État, il est faux de croire que ces règles étatiques recouvrent toutes les règles de la vie en société. La législation n'est pas le Droit, comme la légalité n'est pas la légitimité, et comme aucune loi ne fixe les principes de la politesse. Dès lors que l'immigré clandestin respecte les règles naturelles de la vie en société, telle que par exemple le respect de la parole donnée, et même s'il est hors-la-loi, il mérite moins l'expulsion que ceux qui font l'inverse. Enfin, dans un monde où la puissance tutélaire de l'État se fait de plus en plus étouffante, ce clandestin inconnu nous montre le chemin de l'indépendance et réveille notre sens anesthésié dé la liberté individuelle. A ce titre, il valait bien cet hommage qui n'a du paradoxe que la forme.

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Posté par ravelthombet à 02:21 AM - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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