gladLa situation dans laquelle les pressions sociales existantes, sans être explicites, conduit à un processus que l'on appelle en psychologie sociale le conformisme. Ce processus très largement étudié en psychologie sociale désigne le changement d'opinion, de comportement ou même de perception, que l'on observe chez l'individu dans certaines situations, lequel est alors désigné comme la cible de l'influence. Le changement se fait dans le sens des opinions, des perceptions ou du comportement qui sont affichés par une ou plusieurs personnes considérées comme la ou les source(s) d'influence.

« Le conformisme se manifeste par le fait qu’un individu modifie ses comportements, ses attitudes, ses opinions, pour les mettre en harmonie avec ce qu’il perçoit être les comportements, les attitudes, les opinions du groupe dans lequel il est inséré ou il souhaite être accepté ».

Le conformisme est généralement considéré, aussi bien en sociologie qu'en politique, comme une faiblesse individuelle, une difficulté à s'affirmer en tant qu'individualité. Car le conformisme n'est pas seulement une adhésion mimétique avec un cercle d'opinion, c'est également l'adoption des attitudes du groupe auquel on veut adhérer ou duquel on subit l'influence ou la pression. Ainsi derrière la vision d'un conformisme de classe se cache une cascade de conformismes comportementaux qui sont cultivés et recherchés par des groupes de pression dont les intérêts sont économiques, politiques ou religieux, avec en arrière-plan l'idée commune d'asseoir et consolider un pouvoir ou une hégémonie.

On rencontre le conformisme dans les différents types de corporations ou de corps.

On dit d'une attitude comme par exemple « suivre la mode » qu'elle est conformiste lorsqu'elle va dans le sens général. C'est l'ambivalence de l'intégration sociale : « Faire comme les autres, être comme les autres, ne pas se distinguer des autres ».

C'est le philosophe Krishnamurti qui affirme que « le conformisme est une forme de violence. » Le conformisme conduit à des biais cognitifs.

On ne fait pas de transformations fondamentales sans un minimum de folie. Dans ce cas cela devient du non conformisme, le courage de tourner le dos aux formules connus, celui d’inventer l’avenir.
D’ailleurs il a fallu des fous hier pour que nous nous comportions de manière extrêmement lucide aujourd’hui.
On dit que l’homme ordinaire, est le bonheur du conformisme, que le conformisme est le comportement social influencé par la rationalité technologique.
Etre rebelle c’est refuser l’idée que le monde est figé, proposer l’alternative.
On devient rebelle quand les siens sont en cause, et quand ce risque est ridicule, la récompense est ridicule.
Le désir d’afficher une attitude non-conformiste ne peut il pas obéir au conformisme le plus commun ?
Peut on néanmoins faire preuve d’indépendance à l’égard des idées reçus et des usages établis sans pourtant vouloir changer le monde ?