gigoloA la question de savoir qui est Nicolas Sarkozy ? Certains me diront qu’il est un immigré comme moi, un bounioul, mais à la différence près Sarkozy est un blanc, et moi je suis un nègre, et d’autres me diront que c’est un immigré pas comme les autres, qui à l’avantage d’être blanc européen dans cette France qui s’enferme.

Et oui, Nicolas Sarkozy est le fils d'un immigré hongrois naturalisé français, Pál Sárközy de Nagybocsa. Son père épouse en 1949 Andrée Mallah, Cette dernière, fille d'un chirurgien du XVIIe arrondissement de Paris, juif séfarade de Salonique converti au catholicisme, est alors étudiante en droit.

On me fit savoir un jour que cet homme, Nicolas Sarkozy, est tellement boulimique, ambitieux, mercantile et pragmatique à la fois qu’il finira par user de tous les subterfuges pour parvenir à ses fins. Et voilà 2007, l’année où sonne le glas, ce fils d’immigrant Hongrois aimant le pouvoir excessif et l’argent par-dessus tout est devenu, ce que je craignais dans ma modeste chambre africaine un matin de 2002, Président vizir ou mieux Roi de la nouvelle France.

L’inquiétante « rupture tranquille » de Monsieur Sarkozy dans lequel ce dernier est accusé de dissimuler une idéologie de « néo-conservateur américain à passeport français » derrière des apparences de pragmatisme, livre au clair une politique aux accents xénophobes et une dérive paraxénophobe de sa politique

Son ambition dévorante, sa soif de pouvoir, le fait qu'il ne pense qu'à son intérêt personnel, sa démagogie, son mépris de la démocratie, son intolérance et sa haine font de Nicolas Sarkozy un danger majeur. Sa soif de pouvoir est d'autant plus inquiétante qu'il a déclaré vouloir modifier la constitution pour étendre les pouvoirs présidentiels. Les observateurs objectifs qui ont approché Sarkozy disent qu'il émane de lui de la violence. Anecdote révélatrice, lorsque Nicolas Sarkozy a été mis en cause par une manipulation dans l'affaire Clearstream, il a dit « je trouverai le responsable et je le pendrai à un croc de boucher ».

Comme il l'a souvent montré à l'Assemblée Nationale ou à Argenteuil, Nicolas Sarkozy est un personnage violent, et il gouvernera avec brutalité, "à la cravache", il dressera les uns contre les autres, et le résultat sera une guerre civile. Les 5 semaines d'émeutes qu'il a déjà provoqué en 2005, les émeutes précédent son élection en 2007, ne sont qu'un avant-goût de ce qui arrivera si il concentre tous les pouvoirs entre ses mains.

Il est alors probable qu'il utilisera le soulèvement populaire comme prétexte pour prendre les pleins pouvoirs, comme l'article 16 de la constitution le permet lorsque "l'indépendance de

la Nation

, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu".

Baisse en trompe l'oeil de la délinquance, qui masque une hausse sans précédent des violences aux personnes. Cette hausse est de 20% en moyenne nationale mais elle atteint 70% dans certains départements.

I- Comment Nicolas Sarkozy accède-t-il au pouvoir, sinon par la manipulation éhontée de l'opinion ? Deux pôles médiatiques ont été à son service :

- les instituts de sondages qui ont, plusieurs mois avant l'échéance, désigné Sarkozy comme le vainqueur de la présidentielle, d’où la partialité des médias Français.

- l'ensemble des médias qui ont dès lors occulté les autres candidats pour avantager outrageusement le futur président, les médias ont fait campagne à sa place.

Le match entre les deux prétendants désignés aurait pu rester dès lors équitable. C'était sans compter sur l'avantage inique que possédait Nicolas Sarkozy en revêtant indifféremment les habits de ministre et de candidat. Chacun de ses déplacements "ministériels" fut alors prétexte à faire campagne.

Mettant à son profit les moyens énormes que lui conféraient sa qualité de ministre de l'Intérieur, il utilisa à son service les forces de police, Renseignements généraux, se donnant avant l'heure la stature présidentielle à laquelle il rêvait.

Le musellement des médias fit le reste et on assista alors à un déferlement de reportages à sa dévotion, les journalistes n'assumant plus leur rôle de journaliste, oubliant leur devoir de critique lorsque des informations erronées (baisse supposée de la délinquance, statistiques erronées du chômage...) pour se muer en thuriféraires sarkoziques.

II- Pourquoi Nicolas Sarkozy a-t-il gagné ?

sarko2Parce qu'il s'est, de longue date, préparé au combat. Mais aussi parce qu'il a su, par sa propension à jouer la comédie, à la fois flatter les bas instincts racistes de certains, et faire semblant de s'apitoyer sur le sort des plus démunis, jouer tour à tour les pères fouettards et les victimes de la vindicte populaire, appuyer sur certaines cordes sensibles que chacun porte en soi, tricher avec les électeurs en leur disant, non ce qu'il pensait, mais ce que ces derniers avaient envie d'entendre.

Nicolas Sarkozy, sous prétexte d'employer le langage des "gens" s'est trop souvent laissé aller à utiliser certains termes qu'on aimerait voir bannis de la bouche d'un responsable politique.

La langue française est assez riche pour qualifier un délinquant qui a dérobé quelque objet, un malfaiteur (celui qui fait le mal), auteur de quelque violence, un criminel, auteur d'un viol en réunion (une tournante, comme le qualifient leurs auteurs), d'un incendie... Pourquoi s'en tenir au "racaille" que l'on verrait mieux employé par ceux-là mêmes qu'on entend désigner par ce mot ?

III- Sarkozy Frontnationalise son discours :

Le collectif Ré-So, qui s'affiche publiquement contre Nicolas Sarkozy, estime dans un article[] que plusieurs points du programme du Front national ont déjà été appliqués par Nicolas Sarkozy lors de ses mandats ministériels. Il s'agit de points comme la coopération étroite entre la police et

la Justice

, la facilitation des contrôles d'identité, l'instauration d'une période probatoire pour tous les mariages mixtes et l'expulsion effective des immigrés clandestins. Certaines de ces mesures étaient déjà effectives mais ont été renforcées.

Le seul mérite de Sarkozy est d’avoir fait reculer le Front national et repris tous ses slogans.

Recul sans précédent des droits de l'homme en France, dénoncé par Amnesty International et

la Ligue

des Droits de l'Homme. Transformation de

la France

en un état policier oppressant.

- Remplissage des prisons sans se soucier un instant des conditions de détention crées par la surpopulation carcérale (violence entre détenus, viols, suicides, propagation du sida et de la tuberculose). Par sa politique ultra-répressive, Sarkozy a créé une situation catastrophique dans les prisons, une situation indigne d'un pays qui prétend respecter les droits de l'homme et qui donne des leçons au reste du monde à ce sujet.

- Propos irresponsables et haineux qui, combinées aux violences policières et à la "tolérance zéro", ont provoqué une insurrection des banlieues pendant 5 semaines.

Comme il l'a souvent montré à l'Assemblée Nationale ou à Argenteuil, Nicolas Sarkozy est un personnage violent et arrogant, et il gouvernera avec brutalité, "à la cravache", il dressera les uns contre les autres, et le résultat sera une guerre civile. Les 5 semaines d'émeutes qu'il a déjà provoqué en 2005 ne sont qu'un avant-goût de ce qui arrivera si il s'empare du pouvoir.

Il est alors probable qu'il utilisera le soulèvement populaire comme prétexte pour prendre les pleins pouvoirs, comme l'article 16 de la constitution le permet lorsque "l'indépendance de

la Nation

, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu".

Sa garde rapprochée  est constituée par Brice Hortefeux et Christian Estrosi, ses fidèles depuis toujours. Il les a nommé à ses cotés au ministère de l'Intérieur, et ils seront récompensés par des postes-clé comme  Sarkozy est arrivé au pouvoir.

Tous les deux sont de véritables fascistes, encore pires que leur mentor. Sorte de Dick Cheney français, Brice Hortefeux n'aurait pas déparé au gouvernement de Vichy. Quant à Christian Estrosi, c'est un clone de Sarkozy avec l'intelligence en moins et les connexions "niçoises" en plus. (il est président du conseil général des Alpes Maritimes, un poste précédemment occupé par Jacques Médecin).

Avec Nicolas Sarkozy, vivre en France deviendra un cauchemar digne des visions les plus sombres de la science-fiction, comme "1984" de George Orwell ou "un bonheur insoutenable" d'Ira Levin. Une minorité de privilégiés vivront dans l'opulence et à l'abri de la répression, tandis que le reste de la population vivra dans la misère et dans la peur (peur de la répression, peur des délinquants, peur des attentats, peur de perdre son misérable emploi ou son logement).

Nicolas Sarkozy veut tuer l'âme de

la France

, un pays qu'il n'aime pas et qu'il veut rendre semblable au pays qui est son modèle: les Etats-Unis. Nicolas Sarkozy l'a dit à de nombreuses reprises: il veut en finir avec le modèle social français, lui préférant un modèle américain, caractérisé par une société inégalitaire, violente, et ultra-repressive.

Par ailleurs, Nicolas Sarkozy alignera la politique de

la France

sur celle des Etats-Unis et engagera

la France

dans les futures guerres américaines au Proche-Orient. A cause de la politique étrangère de Sarkozy,

la France

subira des attentats sanglants comme ceux de Madrid ou de Londres. Et ces attentats lui fourniront le prétexte pour réduire encore les libertés et parachever ce qu'il a commencé au ministère de l'intérieur: l'instauration d'un état policier fasciste.

Enfin, par son soutien inconditionnel aux Etats-Unis de Bush, Sarkozy se fait le complice des crimes de guerre américains, des tortures (à Guantanamo, en Afghanistan, en Irak, et dans les prisons secrètes), des assassinats de journalistes par l'armée américaine en Irak, ou de l'emploi de bombes au phosphore contre des civils irakiens. Complice aussi de l'utilisation d'obus et de missiles à uranium appauvri, de l'absence d'interdiction des mines anti-personnelles et des bombes à fragmentation, et du refus américain de ratifier le protocole de Kyoto sur les émissions de CO2.

sarko2010dc3En écrivant ces quelques lignes, j’espère que la gauche saura créer les conditions d’un contre-pouvoirs décisif, et que les Français excusez du peu, auront cette intelligence de créer un équilibre aux hautes sphères de l’état, pour éviter que cet homme brutal et dangereux ne concentre tous les pouvoirs entre ses seules mains.

A bon entendeur salut !