La vérité, oh que j'aime cette phrase, c'est que l'incompétence de Raymond ne saurait être réfutée, mais la bêtise, pour ne point dire l'irresponsabilité,  qui s'emparait des leaders de la FFF au lendemain de la débâcle des bleus en 2008 à l'Euro, me semble être le point de départ de cet engrenage annoncé qui, couvait déjà sous le bus avant Knysna, c'est ce qui m'a le plus décontenancé. J'aurais aimé voir tout le monde être débarqué, le staff dirigeant de la fédération française, mais en bons acteurs, ils se sont mués en victimes. Pourtant j'aurais aimé voir Escalettes et les autres exclus de la fédération.Mais à quoi bon? Quand Sarkozy s'en mêle, la caque sentait déjà le roussi, un poisson pourri peut-il remplacer un autre? Sarkozy a accouru comme à sa vieille habitude, grandiloquence ne rime pas avec efficacité, mais le héros de Mars 2007 avait semble t-il oublié que lorsque la barque sombrait en 2008, il aurait fallu qu'il convoque la fédé pour des explications, pour une mise au point, mais à l'époque on se bornait à interpréter les faits comme une erreur de parcours, oublions que la messe était déjà dite, jusqu'à cette main, salvatrice? divine? maudite? de Thierry Henry, avant que les questions raciales, religieuses et ethniques ne fusent et fassent leur entrée dans le débat sportif, La FRance avait déjà pris le dernier train pour l'enfer.Mais la vraie question devait être celle de la compétence, et de déterminer les responsabilités au haut niveau, et non s'attaquer aux origines des joueurs, comme si une débâcle n'avait de sens que lorsque un député connu parlait de couleur et de religion sur l'équipe de France. Il est temps que la France se réssaisisse, car à chaque fois, on trouve toujours les coupables, les roms maintenant, quand on ne peut résorber la misère et les déboîres de ses concitoyens, on vilipende les étrangers, faisant d'eux des boucs émissaires. Il faut miser sur le résultat, une bonne organisation, sinon Laurent Blanc risque de se transformer en tête de turc pour l'opinion publique nationale.

A bon entendeur, salut.

RAVEL THOMBET