On ne peut évoluer tout en continuant à regarder en arrière, et en étant otage du passé, les pays qui jadis avaient compris que seul le progrès compte, ceux d’Asie et du moyen-Orient nous apprennent aujourd’hui qu’il faut regarder devant pour penser mener à bien les grands chantiers de développement dans un pays. Au lieu de se bercer dans le prisme de la politique pour ne rien dire et rien faire, tout en étant otage des clivages, appropriant nous par exemple du miracle chinois, le mérite de ce pays très conservateur est d’avoir sorti de la misère en 40 ans près de 600 millions de personnes. Vous-y croyez vous ?

 Une Afrique compétente, décomplexée, plurielle, pragmatique, ingénieuse, qualifiée et créative, c’est en cette Afrique que je crois, et c’est notre Afrique, cette Afrique qui échoit à la nouvelle génération qui, a de l’audace, de l’envie, de l’allant et qui se démarque de la vieille école complexée, Cette vieille école qui en 50 ans n’a pas pu ou su changer le visage du continent, le plongeant quasiment tout le temps dans la précarité. Quel est le bilan de ces cinquante années d’indépendance ? La réponse réside dans notre quotidien précaire et l’environnement difficile de nos sociétés. 50 ans de troubles, d’instabilités chroniques, de misère et de pauvreté, c’est cela le visage  triste qu'offre  l’Afrique subsaharienne.

 

Nous bâtirons la nouvelle Afrique, cette Afrique plurielle et audacieuse, cette Afrique tournée vers le modernisme et le développement durable (cap sur le changement).Cette nouvelle génération, composée d’élites, s’appuie sur une ressource importante l’homme et ses compétences : les ressources humaines deviendront une clé importante du développement du continent, l’atout majeur sera aussi l’initiative privée, il faut stimuler ce secteur pour enfin prendre le pouvoir sur l’investissement public qui, a longtemps été l’épine dorsale des économies africaines. Il nous faut des structures libérales réelles pour faire avaler aux africains, surtout l’Afrique noire que, l’entreprise ou les investissements privés sont les réels plate formes d’un développement économique et sociale fiable, il nous faut créer un cadre infaillible pour le développement des affaires sur le continent, appuyer l’initiative privée et la développée de façon intelligente et constante. Les contraintes de l'économie moderne: crise économique, gains, déflation, inflation, concurrence féroce, mondialisation, économie de marché, libéralisation, délocalisation, ralentissement économique, récession, chômage, dépression, crise de change, surproduction, ...etc. Nous condamnent à être plus compétents, performants, compétitifs et plus exigeants avec nous-mêmes. Les africains doivent savoir que le succès est l’enfant de l’audace, mais ces changements souhaités ne peuvent se faire avec la vieille école, dépassée et incapable de se muer, cette génération stéréotypée a pris de l’eau, dans ce monde en mutation accélérée qui est le nôtre, on n’est pas ce que l’on est, on est ce que l’on veut, et on le devient à force de travailler. La vieille école démissionnaire a longtemps été l’épine sous le pied du continent, incapable de se réinventer, impuissante face aux grandes mutations que connaît le monde; elle s’est enlisée et s’est enrouée aux abysses de la défaite. Une vieille école incapable de proposer des alternatives cohérentes face aux défis réels du continent, elle a montré ses limites.

L’Afrique a donc plus que jamais besoin d’un nouveau paradigme pour son développement économique et social, et ainsi éviter le chaos que lui promettait la vieille école. Il nous faut créer une plate forme crédible de développement, une synergie de compétences nouvelles orientée vers le changement, de nouvelles technologies de l’information et de  la communication encrées dans nos mœurs, des compétences  à la pointe de la technologie tournées vers un marché complètement nouveau et très évolutif. Le développement de l’Afrique reste fortement tributaire du dynamisme du secteur privé, et ça nous le pouvons, nous devons au risque de disparaître, inspirons nous du miracle asiatique ou de la réussite insolente des pays arabes.Faisant aussi de nos villes de nouvelles Dubaï, Tunis, Marrakech, Shanghaï, Mumbaï, Doha, Mascate...

Dans le combat qui est le notre, dans cette Afrique nouvelle, nous voulons susciter l’excellence, l’émulation, la méritocratie, favoriser la créativité, l’innovation, la recherche, la bonne gouvernance, le développement durable, par ailleurs facteurs différenciateurs par la pratique des bonnes méthodes de management, Cela passera aussi par une prise de conscience véritable des grands défis de l’heure, Il est temps de repenser notre façon de vivre et de travailler.

Dès cet instant une exhortation est faite à l’endroit des nouvelles élites africaines, à savoir prendre des habitudes de bonne gouvernance à l’instar des asiatique qui en ont compris l’intérêt.  

Aux gouvernants congolais, je leur dirai que le « chemin d’avenir » (vaste projet de société du président Sassou),  utilisé à bon escient peut s’avérer être un socle réel pour un développement durable du pays, il est de leur devoir de mettre en application ce projet qui peut si on le veut, et on le souhaite, avec une indéniable volonté politique, faire avancer ce beau pays. Aux politiciens ivoiriens, je veux leur dire qu’ils ont une occasion de sauver ce pays qui a un fort potentiel économique, en acceptant le verdict des urnes. Aux Guinéens, qu’ils ont là la possibilité de relever ce beau et riche pays qui n’a pas eu de grands leaders depuis Samory Touré ! Tous Ces changements libèreront le potentiel de l’Afrique. Voilà pourquoi j’y crois, étant fils du continent et de sa diaspora.

Longue est la marche vers la transparence et la bonne gouvernance totale pour les africains, à la veille de la commémoration du cinquantenaire de notre indépendance, ne doit-on pas dire qu’une longue marche commence par un pas ?

Pour une économie plus forte, plus performante, le choix de la transparence reste un axe stratégique majeur, réveillons-nous élites du continent et reprenons la place qui est la notre, pour arrimer notre continent au quai du développement durable. L’avenir de l’Afrique dépend des africains, dixit Barack Obama.

 

 

             RAVEL THOMBET

MANAGER D'OPERATIONS COMMERCIALES BPO