Sarkozy détourne l’opinion sur l’échec patent de sa politique économique, sociale et sécuritaire. Il est le spécialiste des déclarations musclées et trompeuses : la fameuse règle d’or par exemple pour snober l’opinion publique et mieux piéger la gauche. Incapable de contenir les affaires, il détourne l’attention des français sur les questions les plus essentielles, en pleine crise économique, les gens veulent du concret, pas des broutilles ou des bisbilles politiques, un échec patent de la rénovation en matière de gouvernance.

Un document de natixis paru en février 2011 montre que le risque d’insolvabilité de l’état français est grand, on peut y comprendre qu’il sera difficile pour ce gouvernement de réduire le déficit public, et la solvabilité de l’état est en danger à terme. Tenez vous bien, la dette Publique Française est évaluée pour la fin du premier trimestre 2011 à 1646,1 milliards d'euros, soit environ 84,5 % du PIB. Elle ne représentait que 663,5 milliards d'euros à la fin de 1995, ou 55,5 % du PIB et avait atteint 1211,6 milliards d'euros (64,2 % du PIB) à la fin de l'année 2007, mais sous les gouvernements de droites, on constate que ce sont eux qui ont creusé la dette publique. La Gestion de la France est calamiteuse, catastrophique.
L’appartenance de la France à l’Union économique et monétaire européenne, depuis 1999, lie son destin économique à celui des autres nations européennes, et nécessite pour la garantie de la solidité de l’espace économique, le respect des critères définis par Maastricht, dont notamment un déficit public sous les 3 % du PIB et une dette publique inférieure à 60 % du PIB. Les chiffres sont troublants.L’heure est grave, il faut revenir sous la barre de 712,7 milliards de dette publique, soit 58,1% du PIB.

La question de la gestion et de l'avenir de la dette publique occupe aujourd'hui le débat public. La croissance de l'endettement des principaux pays développés, à partir des années 1980, a conduit certains économistes à définir et évaluer la soutenabilité à long terme de la dette publique d'un pays, or la France apparaît, dans cette littérature, comme ayant une dette moyennement soutenable, mais la persistance de déficits publics élevés remet en cause cette soutenabilité, et met la France en Faillite.
Un super président qui, dépense sans compter, alors que la logique voudrait un plan d’austérité musclée pour atténuer les effets de la crise. Et cette impression d’absence de vergogne au sommet de l’Etat est sans doute l’un des plus gros ratages du quinquennat de Sarkozy. Ces affaires ne sont qu’un aspect d’un ratage plus gros encore, celui d’une nouvelle "gouvernance" qui pourtant avait été au cœur de la campagne de 2007, une campagne, il faut le rappeler, qui avait conduit à une participation électorale très forte. Souvenez-vous, on disait que la politique était de retour. Il faut revenir sur ce mot : "Rupture", venu de Sarkozy. C’était un mot à la mode en 2007, mais aujourd’hui 5 ans plus tard, le bilan est désastreux, la France est en faillite, l’état est irresponsable.
La liste de ces fameuses fausses réformes qui ternissent l’image de la France est exhaustive, je citerai par exemple les cadeaux fiscaux faits par l'UMP depuis 2002, la suppression de la fiscalisation des heures supplémentaires, la suppression de l’ISF, et le tristement bouclier fiscal qui ne sera, en fait, revu qu’en 2012, je n’oublie pas les niches fiscales.
Sarkozy sacrifie les français pour faire plaisir aux marchés, une erreur fatale. La dette publique française est un trou pour les caisses de l’état, comment faire pour la résorber ? Sarkozy n’a pas de réponse. La France est un bateau à la dérive, avec un capitaine aveugle et saoul, une dette publique qui dépasserait les 1500 milliards d’euros, et un déficit fiscal record de l’ordre de 10% du PIB, à cela se rajoute le déficit en accéléré des comptes de la Sécurité Sociale.

Le dérapage des finances publiques françaises pourrait être plus accusé en raison de la situation calamiteuse des comptes des collectivités locales, certaines ayant déjà recours à des emprunts très risqués pour assurer leurs seules charges de fonctionnement. A terme, l’Etat pourrait être amené à assumer les défaillances de certaines de celles-ci, aggravant par-là plus encore le déficit global de l’Etat.
Dans les mois à venir, le risque d’une augmentation des cours matières premières est plus qu’envisageable. Déjà, le cours du baril du pétrole reprend le chemin de la hausse et ce, malgré une demande en décroissance. Outre la spéculation, c’est aussi l’incertitude de la crise Libyenne, la situation inquiétante au Pakistan comme l’issue incertaine concernant le nucléaire iranien qui pourrait provoquer un nouvel emballement. Le prix du baril pourrait bondir aux alentours de 200 $, ce qui par ricochet affectera plus encore le pouvoir d’achat des français et in fine les recettes fiscales disponibles.
Désormais, l’inévitable dégradation de la notation de la France (rating) se profile avec pour risque l’hypothèse d’une sérieuse difficulté, même d’une impossibilité à placer un emprunt à taux fixe comme cela a été le cas, le 25 mars 2009, pour la Banque d’Angleterre.

Comme les disponibilités financières des pays émergents ne sont pas extensibles à l’infini, la capacité à emprunter à l’étranger rencontre des limites croissantes. Selon cette perspective, si la dégradation des comptes de l’Etat se poursuit, à échéance de deux ou trois ans, faute de couverture de financement, le risque d’une faillite des comptes de l’Etat est envisageable.
Devant l’augmentation des pays de la zone euro en incapacité de répondre à leurs engagements financiers comme à la restauration de leurs comptes publics (ce qui est le cas déjà pour l’Irlande et la Grèce), les grandes orientations de politique monétaire européenne s’en trouveraient bousculer avec pour probable conséquence l’exclusion temporaire de certains pays de l’espace monétaire. Le récent rapport du FMI sur la France, Mars 2011, met en doute sérieusement les prévisions de croissance du gouvernement et donc le potentiel « richesse » qui pourrait arriver en France pour faire reculer les inégalités, On constate que le chômage est de plus en plus fort. Les inégalités croissent. La Gestion de la France est calamiteuse, catastrophique. 2012 est une année cruciale pour les français, l'erreur n'est pas permise.

Ravel Thombet
Cap sur le Changement