En avril 2008 la France élira son futur président de la république, et depuis 10 mois déjà les médias se sont emballés, les sondages ont sonné la charge, mais surtout la crise économique mondiale, et le déficit public qui paralyse la France semblent signer la fin du règne de Nicolas Sarkozy, qui commence déjà à réfléchir sur sa vie après la politique. Et s’il y a un homme sur qui on ne pouvait pas parier il y a 1 an de cela, les déboires de DSK candidat putatif du PS ont fait émerger un candidat bien plus mesuré et crédible, c’est bien le Corrézien François Hollande qui se rapproche de l’Elysée, comme Obama le fit en Novembre 2008.

Hollande au départ a soigné son image, lui qu’on surnommait Mollande, est apparu résolument plus sérieux et pugnace, sa capacité à convaincre les électeurs n’est plus à démonter, très à l’aise dans le domaine économique et dans la rhétorique, Hollande maitrise mieux la langue de Molière que Sarkozy, il a la verve facile, et dégage forte confiance en soi.

Dans ce contexte de dumping social, Hollande battra sans coup férir Sarkozy, si les deux candidats se retrouvaient au second tour, et il semble le mieux affûté pour sortir la France de l’hécatombe, les chiffres sont troublants, plus de 1600 milliards d’euros de dette publique, près de 7O milliards de déficit du commerce extérieur. La principale préoccupation des français est économique et sociale : Taux de chômage près de 10% de la population active, ce fort taux de chômage est crispant, et contribue à l'augmentation du déséquilibre. Les dépenses sociales expliquent à elles seules la quasi-totalité de la progression des dépenses publiques. La Sécurité sociale affiche en 2011 un déficit de près de 30,5 milliards d’euros. La crise économique, les retraites, le pouvoir d'achat, l'insécurité, les allocations familiales…Etc.
La goutte d’eau de plus c’est la règle d’or, surtout le péché originel de son quinquennat le bouclier fiscal, à cela s’ajoute la fameuse augmentation de la TVA, plus d’impôts, plus de taxes, les français trinquent, ils sont à la peine. Des mesures d’austérité annoncées, à la suppression d’emplois, Hollande promet de créer 60 000 emplois dans l'Éducation nationale par exemple.
Mais ce qui est plus agaçant et crispant pour les français, c’est qu’en période de crise les dépenses de l’Elysée ont augmenté de façon vertigineuse, Nicolas Sarkozy passe 24H par semaine dans un avion, et les factures sont lourdes, on parle de près de 600.000 euros/semaine. En 2009, les dépenses de l'Elysée se sont élevées à quelques 114 millions d'euros, soit une hausse de 2,5 % par rapport à 2008, Sarkozy passe 25 % de son temps dans les avions, pendant que l’on demande à la population de serrer la ceinture, on dépense sans compter. En plus il ne s’est pas gêné d’augmenter son salaire de 172%, sans complexe…En fait tout ceci peut paraitre normal, mais en temps de crise, lorsqu’on impose des mesures d’austérité au peuple, il faut faire autant.

A cela s’ajoute Le risque d’insolvabilité de l’état français qui est grand, on peut y comprendre qu’il sera difficile pour ce gouvernement de réduire le déficit public, et la solvabilité de l’état est en danger à terme. Tenez vous bien, la dette Publique Française est évaluée pour la fin du premier trimestre 2011 à 1646,1 milliards d'euros, soit environ 84,5 % du PIB. Elle ne représentait que 663,5 milliards d'euros à la fin de 1995, ou 55,5 % du PIB et avait atteint 1211,6 milliards d'euros (64,2 % du PIB) à la fin de l'année 2007. La Gestion de la France est calamiteuse, catastrophique.

L’appartenance de la France à l’Union économique et monétaire européenne, depuis 1999, lie son destin économique à celui des autres nations européennes, et nécessite pour la garantie de la solidité de l’espace économique, le respect des critères définis par Maastricht, dont notamment un déficit public sous les 3 % du PIB et une dette publique inférieure à 60 % du PIB. Les chiffres sont troublants. L’heure est grave, il faut revenir sous la barre de 712,7 milliards de dette publique, soit 58,1% du PIB.
La question de la gestion et de l'avenir de la dette publique occupe aujourd'hui le débat public, c’est aussi la démarche de Sarkozy qui est pernicieuse pour l’économie française, on a l’impression qu’il n’a plus la maitrise de l’appareil de l’état, personnellement je pense qu’il sent qu’il a perdu, il est aux abois.

Des enquêtes réalisées ces dernières semaines montrent qu’une majorité des Français juge François Hollande plus convaincant que Nicolas Sarkozy surtout sur les questions économiques, les mesures proposées par Corrézien font collectivement davantage sens aux yeux des français. En plus de leur crédibilité globale par des institutions économiques, les instituts de sondage se sont intéressés à la confiance accordée par les Français à François Hollande et à Sarkozy dans des domaines économiques précis. L'avantage de François Hollande est net sur la question et sans bavure sur ces questions.
La perte de son AAA aura sans doute sonné la fin du règne de Sarkozy, qui reste sur deux cuisantes défaites, aux sénatoriales et aux cantonales.