Trois décennies après son assassinat monstrueux entre les mains de la police blanche sud-Africaine, le crâne fracassé puis laissé sans soins jusqu’à son décès, la mémoire de Bantu Stephen Biko pèse encore sur l’Afrique du Sud post-apartheid, et sur l’Afrique toute entière. Et certains Sud-Africains, trop jeunes pour l’avoir connu, s’emparent de ses idées comme une hypothétique antidote à certaines des dérives de la société actuelle.

BikomaisonEn 1977, le lâche assassinat du père de « la conscience noire », a remis en scelle une grande histoire qui débouchera 13 plus tard sur la fin de l’apartheid et le triomphe de la démocratie en Afrique du sud.

A King William’s Town, le cimetière où repose Steve Biko a été rebaptisé “jardin du souvenir”, et place en exergue une citation attribuée au leader de

la Conscience

noire :

“Il vaut mieux mourir pour une idée qui survivra, plutôt que de vivre pour une idée qui finira par mourir.”

Je me souviendrais toujours de cette célèbre phrase prononcée par Stephen Bantu Biko : « l’arme la plus puissante entre les mains de l’oppresseur, est l’esprit de l’opprimé ». Oui Biko est une légende, pas seulement en Afrique, mais aussi au-delà du continent, parce que c’est un homme qui prônait pour la juxtaposition entre les peuples, pour l’acceptation de l’autre, dans le respect de ses valeurs de ses idées, de son origine ethnique, raciale ou religieuse, et je pense qu’aujourd’hui, la jeunesse africaine toute entière devrait s’imprégner des discours de Biko pour reconstruire le continent africain.

Je suis de ceux qui revendiquent l’héritage de Steve Biko, oui en tant que jeune et panafricaniste, je crois en l'Afrique, je crois en cette nouvelle génération qui ne désire qu'une chose, s'affranchir du joug de la colonisation et reconstruire l'Afrique.

“Nkosi Sikelele Afrika”, ce qui veut dire “Que Dieu bénisse l’Afrique.