Avec l’échec de Copenhague, toute l’attention du monde s’est cristallisée sur les grandes puissances,  quelle horreur, une conférence de trop disent les altermondialistes, une conférence d’espoir renchérissent quelques optimistes.  Si le réchauffement de la planète est un sujet qui divise les politiques et les scientifiques, il ne laisse personne indifférent. Il est donc nécessaire de prendre conscience du réchauffement planétaire, un réchauffement mondial aux allures de désastre, même après le fiasco de Copenhague, qui  a accouché d’une souris. Les chefs de gouvernement étaient arrivés à Copenhague pour travailler à un accord sur deux projets qui ont résulté d'une semaine de discussions dans le cadre des négociations de l'ONU sur le climat, sur fonds d'attentes que les négociateurs de plus de 190 pays espéraient conclure par un accord pour lutter contre le changement climatique. Malheureusement, Copenhague échoue comme Bali. 

RTXRZHHLes hommes qui nous gouvernent peuvent-ils réussir à mettre de côtés leurs égos pour sauver la planète ? Rien n’est sur, parce que les super pollueurs que sont la Chine, Les Etats-Unis, l’Inde et le Brésil refusent de réduire leurs émissions de C02.  L'échec du sommet de Copenhague est ressenti d'autant plus fortement que l'optimisme prévalait avant la conférence, débutée le 15 décembre. Cependant, il est apparu assez vite qu'un accord contraignant serait difficile à trouver. Plusieurs facteurs expliquent d’ailleurs l'échec de la conférence, qui a péniblement accouché d'une déclaration politique non contraignante. Au final, aucune alternative crédible n’a été proposée, le fiasco était prévisible.

Voici, tout d'abord, quelques repères, chiffres et faits marquants: depuis plus d'un siècle, les 10 dernières années les plus chaudes sont survenues entre 1994 et 2006. Le bilan météorologique de 2006, confirme d'ailleurs cette tendance au réchauffement de la planète. Selon les données recensées auprès de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), 2006 est pour la planète, la 6ème année la plus chaude, la 4ème pour tout l'hémisphère nord et la deuxième pour la France. Par ailleurs, toute une série d'événements extrêmes ont eu lieu sur toute la planète, comme de grandes sècheresses suivies d'inondations dévastatrices dans la Corne de l'Afrique, le Sahara ou le Niger. Mais encore, la fonte de portions de banquise, la fonte a un rythme accéléré des glaciers du coté népalais de l'Himalaya, l'élévation de plusieurs dizaines de centimètres du niveau de la mer, et le doublement annuel du nombre de cyclones et de typhons de catégorie 4 et 5. Ajoutons à cela d'autres évènements moins récents, comme le tsunami du Sri Lanka, un désastre à priori sans corrélation avec le réchauffement de la planète.


Ces déséquilibres à l'échelle mondiale soulignent bien l'inquiétude des scientifiques sur le réchauffement planétaire et ses dégâts collatéraux. Le réchauffement et les changements climatiques sont causés par des gaz à effet de serre (GES), émis dans l'atmosphère par les voitures, le chauffage, les industries, etc. Actuellement de nombreux pays se sont engagés à les réduire, tandis que d'autres, comme les Etats-Unis, restent hostiles aux quotas de réduction des émissions des GES, mais pour des raisons économiques.
Même si les faits sont là, des scientifiques restent sceptiques sur cette question et d'autres théories sous-jacentes apparaissent. Par exemple, les travaux du Dr Dmitriev (scientifique Russe) tendent à prouver que les changements qui ont lieu dans notre atmosphère, ne sont pas en relation avec le processus global de réchauffement de la terre, ni avec les émissions de gaz à effet de serre. Ces travaux démontrent que les planètes et tout le système solaire subissent actuellement de profondes mutations. Parmi ces changements, il souligne que des planètes comme Mars, la Lune et la Terre subissent des changements dans leurs atmosphères. Il existe également des changements dans les champs magnétiques et la luminosité des planètes, des phénomènes parfaitement mesurables sur Jupiter, Neptune et Uranus.
Sur la Terre, depuis 1975, l'activité volcanique et sismique s'est accrue de plus de 400%, mettant en évidence sur la même période, une augmentation moyenne de 400% des catastrophes naturelles sur notre planète. Des scientifiques russes ont une théorie sur la question, pour eux, tous ces changements sur Terre et à travers le système solaire s'expliquent par le fait que notre galaxie est en train de parcourir une zone de l'espace où l'énergie est différente.
Selon d'autres travaux du Dr Mike Lockwood (Rutherford Appleton National Laboratories), le champ magnétique du soleil s'est accru de 230% depuis 1901. Parallèlement, une équipe de physiciens Danois a publié récemment des résultats qui appuient la théorie d'un réchauffement planétaire lié à l'intensité des tâches solaires à la surface du soleil. Or, c'est justement cette forte activité à la surface du soleil qui provoque l'accroissement du champ magnétique solaire, lequel ne favorise pas la pénétration dans l'atmosphère des particules cosmiques. Et, l'expérience de Henrik Svensmark a bien montré que ces particules cosmiques provoquent l'ionisation des molécules d'air, facilitant ainsi la formation de nuages. Autrement dit, les tâches solaires diminueraient la masse nuageuse avec pour conséquence un réchauffement planétaire.
Même si la thèse des gaz à effet de serre prédomine, cela ne simplifie pas le problème, car pour certains spécialistes l'état de catastrophe est désormais irréversible. Il ne s'agit plus d'échapper au réchauffement climatique, mais d'éviter une phase d'emballement qui rendrait le phénomène incontrôlable, avec notamment l'arrêt de l'oscillation de l'océan Atlantique et du Golf Stream, dont dépend le climat européen. On sait désormais que la planète va se réchauffer de 4 à 5° d'ici 2050, car on ne peut pas libérer l'atmosphère des quantités industrielles de GES diffusées depuis plus de 20 ans. Et c'est pourquoi, s’il est nécessaire de prendre conscience du danger, il faut aussi se préparer au réchauffement climatique global (global warming-awareness). Les spécialistes préconisent différentes études sur les meilleures stratégies d'adaptation, car l'impact sur la vie humaine et notre écosystème est certain.

On constate à travers ces différentes thèses que les modifications en cours sont donc plus étendues qu'il n'apparait et n'affectent pas uniquement notre planète. Alors, si contrôler le réchauffement climatique est sans doute l'objectif majeur de ce 21ème siècle, trouver toutes les raisons de ce réchauffement est un autre défi d'envergure. L’échec de Copenhague remet en cause l’avenir du protocole de Kyoto, d’autant plus que La présidence danoise n'est pas parvenue à trouver le bon équilibre entre impulsion politique et respect des règles de la négociation internationale.

Des dizaines de pays, associatifs et scientifiques se retrouvaient pour définir un triple cadre à la lutte mondiale contre le réchauffement climatique: des objectifs, des engagements, et une aide financière pour les pays les plus pauvres. Si la prise de conscience des problèmes était partagée, les obstacles étaient nombreux. Barack Obama ne voulait (pouvait?) pas engager son pays trop fermement. La Chine était prête à quelques efforts mais, dictature oblige, il lui était hors de question de laisser qui que soit vérifier la réalité de ces efforts. L'Union Européenne s'est révélée incapable de parvenir à une position commune et forte, secouée par les initiatives nationales de certains, la France en tête. Les pays en développement attendaient des efforts financiers lourds. Le Brésil voulait comptabiliser ses désastreuses dépenses en carburant "vert" au crédit de ses efforts contre le réchauffement climatique. L'Europe du Nord ne voulait pas entendre parler de déforestation. Sur place les pays en développement s’indignent et pestifèrent contre le Danemark qu’ils accusaient de comploter sur leur dos avec la Chine et les Etats-Unis. Last but not least, toute décision à Copenhague devait passer par un consensus des Etats participants. Autrement dit, une mission impossible. Je me sens capable de dire aujourd’hui que  L’avenir de la planète s’obscurcit petit à petit.

Ravel Thombet